Au sujet des fausses nouvelles

Plusieurs de mes étudiants posent des questions au sujet des fausses nouvelles et de la désinformation. Voici donc, un bon article de mon collègue Patrice Leroux dans lequel il relate des éléments clés pour se faire une tête sur le sujet. Bonne lecture!

Image CC0: PexelsOn entend beaucoup parler de fausses nouvelles et de désinformation depuis l’élection américaine remportée par Donald Trump. En fait, ce phénomène existe depuis plusieurs années mais semble avoir atteint des sommets au cours des derniers mois de 2016.Voici une liste américaine de sites de fausses nouvelles -en pdf-, (un « Work in progress ») compilée par la…

via Fausses nouvelles et désinformation: comment les repérer ? — Patrice Leroux

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Choisir des indicateurs de RP COM3106 gr 2

Deuxième échange de la session hiver 2017 avec mes étudiants du COM3106 groupe 2. Cette fois, nous abordons les indicateurs en relations publiques.

En classe, nous avons étudié le chapitre neuf de Maisonneuve 2010, 4e édition, intitulé L’évaluation et les indicateurs mesurables en relations publiques. On y relate que l’importance des indicateurs tout comme des principales techniques d’évaluation applicables aux cinq volets successifs du processus de prestation de services en relations publiques (figure 9.1). Les indicateurs touchant les résultats d’affaires peuvent être pertinents, cependant «… ils ne peuvent se limiter à ceux-ci, selon Grunig, Grunig et Dozier (2002) qui proposent notamment de tenir compte d’indicateurs témoignant de l’état des relations entre les organisations, leurs publics et leurs parties prenantes» Maisonneuve, 2010 p. 330.

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On met en évidence dans ce chapitre l’importance d’éviter de confondre les indicateurs mesurables d’une phase avec ceux d’une autre phase. À titre d’exemple, «… l’erreur fréquente de présenter des éléments tels que le nombre de communiqués expédiés, de brochures distribuées ou de rencontres tenues comme indicateurs de l’efficacité des programmes (impact), alors qu’il s’agit d’indicateurs de mise en oeuvre (Broom, p. 358 in Maisonneuve, 2010, p. 340).»

Tout compte fait, il est important de se doter d’indicateurs mesurables pour chacune des cinq étapes, et non seulement au début ou à la fin.

Question pour mes étudiants du COM 3106 groupe 2

Présenter à l’aide d’un exemple fictif ou d’un cas réel, vos choix d’indicateurs pour chacun des cinq volets successifs du processus de prestation de services en relations publiques en expliquant la justification et le rôle de chacun des indicateurs proposés? Un indicateur pour chacun des cinq volets. Au plaisir de vous lire.

Choisir des indicateurs de RP COM3106 gr 1

 

Deuxième échange de la session hiver 2017 avec mes étudiants du COM3106 groupe 1. Cette fois, nous abordons les indicateurs en relations publiques.

En classe, nous avons étudié le chapitre neuf de Maisonneuve 2010, 4e édition, intitulé L’évaluation et les indicateurs mesurables en relations publiques. On y relate que l’importance des indicateurs tout comme des principales techniques d’évaluation applicables aux cinq volets successifs du processus de prestation de services en relations publiques (figure 9.1). Les indicateurs touchant les résultats d’affaires peuvent être pertinents, cependant «… ils ne peuvent se limiter à ceux-ci, selon Grunig, Grunig et Dozier (2002) qui proposent notamment de tenir compte d’indicateurs témoignant de l’état des relations entre les organisations, leurs publics et leurs parties prenantes» Maisonneuve, 2010 p. 330.

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On met en évidence dans ce chapitre l’importance d’éviter de confondre les indicateurs mesurables d’une phase avec ceux d’une autre phase. À titre d’exemple, «… l’erreur fréquente de présenter des éléments tels que le nombre de communiqués expédiés, de brochures distribuées ou de rencontres tenues comme indicateurs de l’efficacité des programmes (impact), alors qu’il s’agit d’indicateurs de mise en oeuvre (Broom, p. 358 in Maisonneuve, 2010, p. 340).»

Tout compte fait, il est important de se doter d’indicateurs mesurables pour chacune des cinq étapes, et non seulement au début ou à la fin.

Question pour mes étudiants du COM 3106 groupe 1

Présenter à l’aide d’un exemple fictif ou d’un cas réel, vos choix d’indicateurs pour chacun des cinq volets successifs du processus de prestation de services en relations publiques en expliquant la justification et le rôle de chacun des indicateurs proposés? Un indicateur pour chacun des cinq volets. Au plaisir de vous lire.

La démarche scientifique au COM3106 gr 2

Premier échange de la session avec mes étudiants du COM3106 H 2017 à l’ UQAM. Les commentaires de mes étudiants porteront sur la démarche scientifique.

Nous avons vu en classe les différents éléments du processus d’une recherche scientifique, réaliser des ateliers sur des termes comme : intuition, croyance, raisonnement logique, science et objectivité. Également, nous avons églament réalisé une réflexion en équipe sur le processus d’une recherche scientifique en nous inspirant des notions de BONNEVILLE, L., GROSJEAN, S., LAGACÉ, M., Introduction aux méthodes de recherche en communication, Gaëtan Morin Éditeur, Montréal, 2007.

En bref, les objectifs de la recherche scientifique sont les suivants :

  • Identifier, au moyen d’observations systématiques, les phénomènes qui se posent avec récurrence dans la réalité
  • Décrire les phénomènes observés
  • Expliquer ou démontrer les phénomènes
  • Comprendre, saisir, les phénomènes observés en dégageant, par exemple, le sens de ceux-ci
  • Prédire les phénomènes observés, par conséquent être en mesure, autant que faire se peut, d’anticiper certaines actions ou certains comportements qui sont susceptibles de se poser dans tel ou tel contexte
  • Transformer, voire améliorer certains phénomènes observés, par conséquent agir sur ceux-ci de façon à (re)produire un effet souhaité ou souhaitable.

Quant au processus, la figure suivante illustre les différentes étapes :

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Questions pour mes étudiants du COM3106 groupe 2

En deux à trois paragraphes, les retombées sociales et scientifiques d’une recherche représentent les impacts que cette dernière aura en fonction des objectifs que se donne le chercheur ou la chercheure. En quoi les résultats de la recherche scientifique en sciences sociales peuvent faire avancer les connaissances ou l’état du savoir dans la discipline des relations publiques en utilisant une démarche scientifique? Au besoin, illustrer votre commentaire par un exemple comme un lien vers un mémoire ou une thèse en relations publiques disponibles dans Archipel.

Nous ferons un retour en classe sur vos commentaires. Au plaisir de vous lire.

La démarche scientifique au COM3106 gr 1

Premier échange de la session avec mes étudiants du COM3106 H 2017 à l’ UQAM. Les commentaires de mes étudiants porteront sur la démarche scientifique.

Nous avons vu en classe les différents éléments du processus d’une recherche scientifique, réaliser des ateliers sur des termes comme : intuition, croyance, raisonnement logique, science et objectivité. Également, nous avons églament réalisé une réflexion en équipe sur le processus d’une recherche scientifique en nous inspirant des notions de BONNEVILLE, L., GROSJEAN, S., LAGACÉ, M., Introduction aux méthodes de recherche en communication, Gaëtan Morin Éditeur, Montréal, 2007.

En bref, les objectifs de la recherche scientifique sont les suivants :

  • Identifier, au moyen d’observations systématiques, les phénomènes qui se posent avec récurrence dans la réalité
  • Décrire les phénomènes observés
  • Expliquer ou démontrer les phénomènes
  • Comprendre, saisir, les phénomènes observés en dégageant, par exemple, le sens de ceux-ci
  • Prédire les phénomènes observés, par conséquent être en mesure, autant que faire se peut, d’anticiper certaines actions ou certains comportements qui sont susceptibles de se poser dans tel ou tel contexte
  • Transformer, voire améliorer certains phénomènes observés, par conséquent agir sur ceux-ci de façon à (re)produire un effet souhaité ou souhaitable.

 

Quant au processus, la figure suivante illustre les différentes étapes :

 

figuredemarchescientifique

 

Questions pour mes étudiants du COM3106 groupe 1

En deux à trois paragraphes, les retombées sociales et scientifiques d’une recherche représentent les impacts que cette dernière aura en fonction des objectifs que se donne le chercheur ou la chercheure. En quoi les résultats de la recherche scientifique en sciences sociales peuvent faire avancer les connaissances ou l’état du savoir dans la discipline des relations publiques en utilisant une démarche scientifique? Au besoin, illustrer votre commentaire par un exemple comme un lien vers un mémoire ou une thèse en relations publiques disponibles dans Archipel.

Nous ferons un retour en classe sur vos commentaires. Au plaisir de vous lire.

Lien entre objectifs et effets en RP

Troisième échange de la session avec mes étudiants du REP 3101 A 2016. Cette fois, nous échangerons sur un aspect recherché par tous les clients c’est-à-dire les effets (impacts) d’un programme de communication en relations publiques.

Nous avons vu en classe que les phases de recherche formative et de recherche évaluative sont requises pour circonscrire l’efficience d’une campagne de relations publiques. Il est important pour le professionnel des relations publiques de systématiser son approche pour mesurer les objectifs de communication approuvés par son client pendant et après le déploiement des moyens de communication utilisés. De surcroit, le professionnel doit rendre compte de sa prestation de services auprès de son client.

Question pour mes étudiants de REP 3101 A 2

En vous référant à la dernière phase des volets successifs du processus de prestation de services en relations publiques et les types d’indicateurs mesurables pouvant leur être associés, figure 9.1 page 346 dans Maisonneuve 2010, 4e édition, expliquer en deux ou trois paragraphes pourquoi il est requis de faire des liens avec les objectifs fixés au départ de ce processus et l’évaluation de ce qui est accompli. À titre de référence, l’étude de cas du chapitre 5 intitulé Acti-Menu sera utile pour guider votre réflexion. Je vous invite à consulter également le vocabulaire des relations publiques pour explorer ce contenu.

Comme pour les autres billets de ce blogue, bien lire les commentaires de vos collègues avant de publier afin d’éviter de commenter sur les mêmes aspects et par conséquent de s’offrir un contenu le plus diversifié possible dans le cadre de ce cours. Au plaisir de vous lire et de commenter vos observations dans une plénière en classe à la fin novembre.

COM1065 A2016 deux éléments marquants

Avec le cours COM 1065 Relations de presse A2016, nous utilisons le présent blogue comme un forum d’échange sur les notions que nous abordons dans ce cours.

Depuis le début de la session, nous avons abordé en classe l’historique des relations de presse, les nouvelles tendances, les types de médias et diverses connaissances sur les médias sans oublier la visite de praticiens des relations de presse.

Question pour mes étudiants du COM 1065 A 2016

Résumer deux éléments qui retiennent votre attention en lien avec le contenu abordé depuis le début de la session jusqu’au cours COM1065 A 2016 du 29 septembre. Bien lire les commentaires de vos collègues avant de publier afin d’éviter de commenter sur les mêmes éléments  et par conséquent de s’offrir un contenu le plus diversifié possible dans le cadre de ce cours. Au plaisir de vous lire et de commenter vos observations.

Étudiants du Rep3101 A 2016, quelle notion retient votre attention ?

Avec le cours REP 3101 Recherche et évaluation des actions A2016, nous utilisons le présent blogue comme un forum d’échange sur les notions que nous abordons dans ce cours.

Depuis le début de la session, nous avons abordé en classe les notions de base en lien avec les modèles courants de communication dans les organisations, les cinq phases du processus de prestation de service en relations publiques et les questions clés pour analyser l’environnement de communication d’une organisation.

Nous avons également discuté des concepts de recherche primaire, secondaire et de l’importance de se doter d’une approche méthodologique démontrable en s’inspirant notamment du modèle d’organisation communicante tiré du mandat de Melbourne.

Question pour mes étudiants du REP 3101 A 2016

Rédiger en deux paragraphes une notion qui retient votre attention en lien avec la matière vue jusqu’au cours REP 3101 A 2016 du 21 septembre et bien lire les commentaires de vos collègues avant de publier afin d’éviter de commenter sur les mêmes aspects et par conséquent de s’offrir un contenu le plus diversifié possible dans le cadre de ce cours. Au plaisir de vous lire et de commenter vos observations.

Références scientifiques et communication de crise

Le troisième échange avec mes étudiants du CRM 801 H 2016 porte sur la communication de crise. Comme l’indique fort bien Thierry Libaert dans la troisième édition de son ouvrage intitulé La communication de crise aux éditions Les Topos, « La crise est multiforme. Elle concerne les domaines technologiques, sociaux, réglementaires, financiers, commerciaux ou écologiques, mais s’appréhende sous l’angle de la communication.» En clair, la communication constitue un facteur de premier plan et intrinsèque de la gestion de crise.

 Définition d’une crise

Quant aux multiples définitions d’une crise, dans le vocabulaire des relations publiques, nous avons retenu comme définition privilégiée « Une crise est une situation de vulnérabilité pouvant résulter, entre autres, d’un incident, d’un accident ou d’une décision d’affaires menaçant l’intégrité ou la réputation d’une organisation. Une crise peut affecter ou compromettre la continuité des affaires d’une organisation ainsi que la qualité de ses relations avec ses parties prenantes (employés, partenaires, clients, fournisseurs, etc.). Une crise peut susciter auprès de l’opinion publique et des médias, une perception de doute et de perte de contrôle de la part de l’organisation et ébranler la confiance qu’on peut avoir envers elle.» Parfois rupture des affaires comme il peut se produire en situation d’urgence – le grand verglas de janvier 1998 au Québec en est un exemple – entraînant une interruption de services ou de la production d’un produit, la crise peut également être de nature réputationnelle avec des conséquences importantes sur l’atteinte des objectifs d’une organisation.

Invitation à mes étudiants du CRM 801 H 2016 

En complément des éléments abordés en classe sur la gestion de crise, j’invite mes étudiants du CRM 801 H 2016 à explorer les références scientifiques qu’ils jugent actuelles et structurantes pour réfléchir à la communication de crise en 2016. Dans cette perspective, il serait important de mettre l’accent sur les tendances, les enjeux actuels à travers le rôle des médias socionumériques et la réaction du consommateur ou du citoyen en situation de crise. Cet exercice vise à constituer une liste de références scientifiques pour les étudiants de notre groupe cours pour leurs travaux universitaires du DESS en communication appliquée de l’Université de Sherbrooke. Concrètement, il s’agit de mettre en lumière les faits saillants d’un texte pertinent ou un article scientifique -fournir les références pour consultation- ou encore une figure illustrant un concept clé, voire même une vidéo en ligne abordant un aspect percutant en matière de gestion de crise. Les références en matière de gestion des risques en vue de diagnostiquer des potentiels de crise au sein d’une organisation constituent également un angle pertinent pour cet exercice.

 

Les étudiants du CRM 801 sont invités à consulter des ouvrages spécialisés en communication de crise via la réserve de Guy Litalien – CRM 801 au Carrefour de l’information au campus de l’UdeS au campus Longueuil. Notamment, l’ouvrage de Robert L. Heath et H. Dan O’Hair Handbook of Risk and Crisis Communication et celui de W. Timothy Coombs et Sherry J. Holladay intitulé The Handbook of Crisis Communication.

 

Enfin, voici un exemple d’un article scientifique utile au sujet de l’illusion de la majorité pour réfléchir à la communication en situation de crise en lien avec les médias socionumériques, The majority Illusion in social Networks par Kristina Lernan de  University of Southern California.

 

Au plaisir de vous lire.

 

 

Collaboration raisonnable entre une entreprise et les journalistes?

 

Bienvenue à cet échange avec mes étudiants de l’UQAM du cours Relations de presse COM 1065-31 H2016. Pendant la session, mes étudiants sont invités à commenter deux sujets abordés en classe en prêtant leur regard critique et leur point de vue d’universitaire sur ces contenus. Nos échanges sont ouverts au lecteur citoyen présent sur l’Internet.

Les étudiants de mon cours sont pour la majorité, inscrits au baccalauréat en sciences de la gestion (ESG-UQAM). J’invite mes collègues de l’industrie des relations publiques à commenter avec nous dans ce blogue. Au plaisir de vous lire.

Depuis le début de la session, nous avons abordé l’historique des relations de presse, les caractéristiques des médias, les nouvelles tendances, les types de médias et le contexte dans lequel les médias de masse évoluent en 2016. Pour s’y retrouver rapidement, le vocabulaire des relations publiques contient plusieurs définitions pour cadrer les relations de presse ou relations avec les médias et bien plus. Mes étudiants ont assisté à une conférence de M. Hubert Lacroix, PDG de Radio-Canada et ils ont participé à un entretien en classe avec M. Stéphane Baillargeon, journaliste du quotidien Le Devoir. Ces deux rencontres nous ont permis de réaliser les changements importants qui caractérisent le monde des médias de masse aujourd’hui et l’incontournable rôle du journalisme professionnel dans la société. M. Baillargeon nous a fait découvrir un rapport intitulé datant de novembre 2015, The news today: 7 trends in old and new media d’ Elaine Kamarck and Ashley Gabriele :

  1. Print newspapers are dinosaurs
  2. Hard news is in danger
  3. Television is still important
  4. And so is radio
  5. News is now digital
  6. Social media allows news (and “news”) to go viral
  7. For the younger generation, news is delivered through comedy

Nous avons également réfléchi à la mise à l’agenda (agenda setting) à partir du texte de Charron, Jean et Jacques Lemieux, sous la direction de Florian Sauvageau de l’Université Laval «Les journalistes, les médias et leurs sources…». Ce texte relate les travaux de Manheim et Albritton (voir figure ci-bas) suggérant qu’aux trois éléments des travaux de Shaw et McCombs sur l’agenda-setting l’ordre du jour des débats publics (public agenda), l’ordre du jour des décideurs (policy agenda) et l’ordre du jour des médias (media agenda) il est possible d’y ajouter les relations publiques, la publicité, les relations directes avec les publics en plus des relations de presse. En 2016, il faut également prendre en compte les pratiques associées aux médias socionumériques. En clair, les relations de presse évoluent dans un univers complexe et qui appelle les organisations et leurs acteurs à mieux collaborer avec les médias puisqu’en bout de piste, les intérêts collectifs et l’intérêt public sont la responsabilité de tous.

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Question pour mes étudiants du COM 1065-31

En vous basant sur les échanges avec MM. Lacroix et Baillargeon et en vous référant au document «Les journalistes, les médias et leurs sources…» (Séance 4 de votre recueil de textes) quel serait votre argumentaire (2 ou 3 paragraphes) pour expliquer à un futur employeur votre vision d’une collaboration raisonnable entre une entreprise et les journalistes en 2016?

Communication en temps d’urgence ou de crise : hier et aujourd’hui

En matière de gestion de crise et de gestion d’urgence, les médias sociaux créent de nouvelles crises, de nouvelles façons de répondre, de nouvelles façons de faire en relations publiques et il est important d’en tenir compte dans les diagnostics de rp afin de bien s’y préparer. Hier, un événement se produisait et il était communiqué massivement via les médias traditionnels selon Gérald Baron, un expert en communication de crise. Il avance qu’une crise était par sa nature, soudaine, explosive avec des conséquences majeures. Dans ces situations, le professionnel des relations publiques obtenait des informations de la part de la direction ou les faisait approuver par celle-ci puis convoquait la presse et répondait aux questions voire dans certaines situations le faire en présence du président(e) de l’entreprise. Les médias de leur côté décidaient si le sujet était important et selon le cas, en faisant une manchette et dans certains cas, un dossier au bulletin de fin de journée. On se rappellera ici au Québec pendant la gestion de crise du Grand Verglas de janvier 98, le premier ministre du Québec M. Lucien Bouchard et le président d’Hydro-Québec, M. André Caillé faisaient le point sur la situation sur une base quotidienne sur l’évolution de la situation, activité de communication largement diffusée en direct par les médias de masse.

Hier : Événement → Réponse → Information aux médias →Médias à la population

En considérant les médias sociaux, cela a changé complètement les façons pour diffuser de l’information en situation de crise et rejoindre les publics. Aujourd’hui, un événement se produit puis via le téléphone cellulaire, une caméra, une connexion Internet, les témoins d’un événement diffusent immédiatement, partagent leurs impressions, des faits, des images marquantes, bref, ils deviennent des diffuseurs d’information. Tout compte fait, lorsqu’une crise émerge, le réflexe des citoyens est de consulter Internet sur les différents médias socionumériques ou bien des membres de leurs réseaux interpersonnels qui consultent Internet! Bien entendu, les médias de masse communiquent également sur le sujet s’ils le sélectionnent. Par contre, ils ne vont pas nécessairement consulter le responsable des relations publiques de l’organisation impliquée avant de diffuser de l’information sur l’événement. En bref, ils n’attendent plus personne! Les médias communiquent dès que possible et souvent s’informent des mêmes sources en ligne utilisées par les citoyens. De surcroît, les journalistes sont très présents sur Twitter ou via  les plateformes numérisées, même qu’ils disposent d’outils spécialisés à leur intention pour suivre les conversations dominantes sur Internet comme Facebook Mention ou encore Facebook Signal. En somme, les médias diffusent dès que possible et pendant une bonne période de temps sur leurs sites web ce qui implique d’effectuer une vigie en continu des conversations en ligne.

Aujourd’hui: Événement → la population informe la population → La population participe aux réponses →La population informe les médias qui informe à leur tour la population d’où un phénomène d’amplification

Comment un responsable des relations publiques ou une équipe de communication de crise doit agir aujourd’hui  dans ce nouvel environnement ? Selon Gérald Baron, trois éléments sont cruciaux :

  1. Vitesse
  2. Engagement
  3. Gestion de la rumeur

Les citoyens et les consommateurs ne s’informent plus de la même manière et la façon de communiquer en temps de crise déterminera le degré de confiance envers votre organisation ou votre marque. C’est en quelque sorte une nouvelle approche est requise en matière de communication de crise ! Pour cela, il faut un bon diagnostic pour élaborer un plan de gestion des communications des urgences et au besoin, un plan de gestion de crise à jour.

Question pour mes étudiants du REP 3101 de l’UdeM A 2015

Quels sont vos arguments pour convaincre une organisation ou un client pour se doter d’un plan de gestion de communication de crise ou de gestion des urgences en 2015 et nommer au moins 2 indicateurs à prendre en compte pour établir votre diagnostic de la communication de crise. Vous pouvez utiliser un exemple d’organisation au besoin.

Les volets du plan de communication

Pour la deuxième conversation avec mes étudiants du CPR 6001 de l’UdeM, nous traiterons de plan de communication.

Les stratégies de communication = répondre aux problématiques

Un plan de communication s’appuie sur l’élaboration de stratégies et celles-ci doivent être conçues en fonction des situations et des problématiques d’une organisation. On peut les qualifier de stratégies défensives, offensives, cooptées, de diversion, de ballons d’essai, de coulage d’information, de recrutement, de promotion, de proximité, d’évitement, de consensus, de partenariat, pour n’en nommer que quelques-unes. La nature des stratégies développées est par essence une approche téléologique, c’est-à-dire orientée vers l’atteinte d’un but et d’objectifs précis. Peu importe le type de stratégie retenu, il servira d’assises au plan de communication pour l’atteinte de ces objectifs. (Maisonneuve 2010) Les publics visés peuvent être dans l’organisation ou dans son environnement externe.

 La question pour mes étudiants

En utilisant une organisation de votre choix bien entendu si cela est possible sinon une organisation fictive, illustrer les volets d’un plan de communication que vous proposeriez à la direction de cette organisation?

Au plaisir de vous lire et de commenter !

Qu’est-ce qu’une organisation communicante ?

Bienvenue à mes étudiants de l’UdeM sur ce blogue

C’est parti pour une autre session universitaire et comme les sessions dernières, j’invite mes étudiants à participer à ce blogue afin de partager avec la communauté de la webosphère, leurs observations sur des aspects de la communication. Le sujet figurant en titre de ce billet sera commenté par mes étudiants du CPR 6001 de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal. Tous les lecteurs de ce blogue sont vivement invités à participer à cet échange. Au plaisir de vous lire.

Communication organisationnelle – humaine

En se basant sur l’excellent livre sous la direction de Sylvie GrosJean et Luc Bonneville au sujet de la communication organisationnelle, nous en avons abordé les notions théoriques d’une part et d’autre part nous avons parcouru les faits saillants de la communication humaine avec Littlejohn et son ouvrage phare Theories of human communication.

 

Un survol dirigé des approches

En s’inspirant des approches fonctionnalistes de l’école classique considérant la communication comme formelle et de l’école des relations humaines abordant la communication comme informelle ; de la cybernétique dont le modèle de la communication est très connu par les communicateurs professionnels au Québec. Également, des approches systémiques abordant l’organisation comme un système ; des configurations organisationnelles de Mintzberg, des apports de l’école de Palo Alto et des approches critiques, des approches symboliques et culturelles puis des approches constitutives, nous avons fait un survol dirigé pour se poser la question suivante :

Qu’est-ce qu’une organisation communicante? 

 

Quelle sont les caractéristiques importantes à prendre en compte pour une organisation qui a comme  intention d’être une organisation communicante? Pour commenter, c’est très simple : cliquez le bouton laissez un commentaire, rédigez votre texte et n’hésitez surtout pas à le bonifier d’hyperliens afin de permettre à tous d’approfondir sur les idées que vous suggérez. Merci de votre participation.

 

Réflexions RP sur un sujet d’actualité

Deuxième échange des étudiants du CRM 280

Le deuxième sujet des trois échanges prévus avec mes étudiants du cours CRM 280 Introduction aux relations publiques de l’Université de Sherbrooke consiste à démontrer et mettre en valeur leur sens critique sur des notions de relations publiques vues dans notre cours depuis le début de la session avec un sujet d’actualité de leur choix.

Approche : d’abord sélectionnez un sujet qui vous a marqué ou qui vous intéresse dans les actualités depuis le début de la session. Le sujet peut provenir des médias de masse ou des médias sociaux. Vous présentez sommairement le sujet afin que les lecteurs de ce blogue saissisent bien le contexte – s’ils sont disponibles, fournir les hyperliens pour documenter votre sujet. Puis ajouter votre réflexion critique voire votre conseil stratégique en relations publiques en vous inspirant  des notions vues jusqu’à présent dans notre cours.

Pour les sujets, c’est ouvert ! Vous pourriez choisir un sujet dans le secteur artistique, commercial, politique, des services, d’un secteur industriel, au Québec, au Canada voire à l’international etc dans la mesure où vous effectuez une recherche suivie d’une analyse et d’une recommandation en relations publiques basée sur les notions vues jusqu’à ce jour dans notre cours.

Pour vous inspirez sur un style de rédaction efficace, voici un exemple d’un texte critique d’actualité récente et publié dans un blogue universitaire spécialisé en rédaction sur les relations publiques http://rep2100.wordpress.com/2014/02/18/coca-cola-a-sotchi-une-image-de-marque-menacee-par-les-medias-sociaux-2/

Au plaisir de vous lire et n’hésitez pas à intervenir sur les commentaires des autres participants de ce deuxième sujet de la session.

Responsabilité sociétale : le présent et l’avenir des RP

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE – CSR en anglais)  est devenu un «core concept» selon Coombs, W. E.T. Holladay (2010) PR Strategy and Application Managing Influence p. 261 : «Constituents expect and compagnies must deliver on their social obligations in society.» En bref, les organisations doivent rendre compte de leurs effets dans la société. Par conséquent, elles gagnent à opter pour une triple reddition de compte : économique, environnementale et sociale et les plus avant-gardistes ajoutent la gouvernance.

Contribution des relations publiques

Coombs avance à la page 271 : « Effective public relations should be an ideal contributor to CSR efforts. Strategic CSR requires that management understand the social and environnemental concerns of its constituents, adjust practices to reflect those concerns, and communicate the organizations’s CSR actions to constituents.» C’est notamment la raison pourquoi les professionnels des relations publiques doivent s’assurer de détenir une excellente connaissance des attentes des parties prenantes (constituents ou stake holders) de leur organisation pour intégrer une équipe responsable d’un rapport RSE. Une des propositions intéressantes de Coombs s’appuie sur l’approche situationnelle de James E. Grunig basée sur une analyse systémique à la fois des stratégies et des actions de communication à la limite des moyens de communication  tout en prenant en compte les enjeux des parties prenantes impliquées. La figure suivante illustre des éléments clés et utile pour réfléchir à la RSE.

Modele-Grunig-RP

Modèle de gestion stratégique des relations publiques incluant les aspects stratégiques et tactiques (ma traduction) Source : James E. Grunig University of Maryland, USA Public relations and strategic management : Institutionalizing organization – public relationships n contemporary society

Du côté de la recherche et de l’avenir de la pratique des relations publiques, l’angle accordé à l’éthique et la gouvernance (je vous réfère ici à Wikipedia pour le moment) est de plus en plus important et les effets des médias socionumériques y sont certainement pour quelque chose dans ce changement paradigmatique puisque tout individu ou organisation a la possibilité d’être un média et interagir dans la sphère publique.

Parmi les sources inspirantes pour réfléchir à ces questions en lien avec les relations publiques, je vous suggère le site du centre de recherches Arthur W. Page Society qui vient de décerner des prix d’excellence en matière de recherches sur l’éthique et l’engagement corporatif et les parties prenantes. À cela, mentionnons les signes incontournables de la recherche de nouvelles pratiques en relations publiques avec Les accords de Stockholm dans un billet de Guy Versailles, ARP, FSCRP, dont voici un extrait « Les Accords affirment la valeur des relations publiques pour la société et pour les organisations, sous les thèmes suivants : L’insertion des organisations dans le développement durable; la gouvernance; la gestion; les communications internes; les communications externes; et l’alignement des communications internes et externes. Pour chacun de ces thèmes, les Accords décrivent très concrètement quelle doit être la contribution des relations publiques.»  En somme, les accords de Stockholm établissent des principes en relations publiques sur les sujets de gouvernance, du développement durable et des organisations communicantes.

Je vous invite également à prendre connaissance du billet Les relations publiques et le mandat de Melbourne de Patrice Leroux, ARP qui ajoute une touche à cette introspection de la pratique des relations publiques depuis quelques années. Piloté par la Global Alliance le mandat de Melbourne confirme l’importance des comportements responsables à la fois des individus comme des organisations dans ce 21e siècle.

Dans le billet de Pierre Gince, ARP du 3 décembre 2013, on y trouve une confirmation que les temps ont changé et que les relations publiques modernes pour des organisations ont avantage à être ouvertes et sensibles aux effets de ses activités dans la société. Mon collègue Pierre publie dans son billet des faits saillants de l’activité de formation Relations publiques : tirer profit de la transparence organisée conjointement par la Société québécoise des professionnels en relations publiques du Québec ( SQPRP) et Infopresse.  En bref, je retiens de son billet l’importance de faire place au dialogue et aux approches concertées et socialement responsables.

Dernière question de la session pour mes étudiants du CRM 801 de l’UdeS.

Comme il s’agit de notre dernier échange virtuel de la présente session universitaire dans ce blogue sur les communications, quel avenir voyez-vous pour les relations publiques avec d’une part les notions que nous avons étudiées pendant la session et d’autre part sur la base des échanges du 4 décembre  avec notre conférencier Guy Versailles, ARP, SCRP au sujet de relations publiques et de la responsabilité sociétale des entreprises ?

À mes étudiants : merci de votre participation

Merci de votre participation à ce blogue tout au long de la session Automne 2013 et n’hésitez surtout pas à commenter les billets à venir en 2014. J’ai eu un très grand plaisir de participer à cet exercice ouvert et dynamique avec vous et je vous souhaite du succès non seulement dans vos études, mais également dans vos projets professionnels en relations publiques.

Socionumérique et organismes publics, avenir prometteur

L’utilisation des nouveaux médias, toujours en croissance au Québec

Il est incontournable d’aborder la question des médias socionumériques dans une majorité cours de communication à l’université. Non seulement à cause du potentiel persuasif et dialogique de ces outils de générer de nouvelles formes de communication entre une organisation et ses différents publics, l’utilisation des nouveaux médias est toujours en croissance selon le Centre d’études sur les médias de l’Université Laval. La publication Comment les Québécois s’informent-ils ? présente les résultats de la quatrième enquête du Centre d’études portant sur les pratiques des Québécois en matière d’information. On peut y suivre l’évolution depuis 2007, année de la première enquête.

L’usage des médias socionumériques
par les organismes publics : le cas du Québec

Stéphanie Yates, professeure au département de communication sociale et publique de l’UQAM et Myriam Arbour, étudiante à la maîtrise à l’UQAM publient un article dans la Revue internationale Communication sociale et publique dans l’édition no 9 2013 intitulé L’usage des médias socionumériques par les organismes publics : le cas du Québec visant à faire le point de l’usage des médias socionumériques par des organisations publiques québécoises.

Les auteures de cet article scientifique se basent notamment sur les modèles de Grunig et al. (2002)[1] : agent de presse, promotion (information au public), bidirectionnel asymétrique et bidirectionnel symétrique et la théorie de la communication à double flux de Katz et Lazarfeld ( 1955) [2] qu’elles nomment à double étage dans leur article. Ces deux importantes références constituent des incontournables dans les cours et les séminaires académiques à l’université donc nos étudiants sont en mesure de bien circonscrire la réflexion proposée par Mmes Yates et Arbour. Ce qui est plus récent comme référence pertinente et bien illustrée dans l’article à la figure 2 est le modèle des niveaux d’engagement possibles sur les médias socionumériques inspiré de Chang et Kannan (2008)[3]. On y fait également référence à Coombs[4], un des auteurs dont je considère les travaux et les publications comme des incontournables pour réfléchir la communication des organisations.

J’incite vivement mes étudiants de la FLSH de l’Université de Sherbrooke et des facultés de la FEP et la Faculté des Arts et Sciences de l’Université de Montréal, à prendre connaissance de cet article des plus pertinents pour leurs travaux universitaires en communication et en relations publiques. Non seulement les deux auteures vulgarisent fort bien les théories susmentionnées, elles présentent une réflexion sérieuse, crédible et inspirante pour une planification structurée des objectifs communicationnels d’une présence sur les médias socionumériques pour une organisation.

Dans le résumé de leur article, les auteures affirment 

 l’usage de ces médias par les organismes publics en est encore à ses balbutiements. Si plus de la moitié d’entre eux sont présents sur ces plateformes, la communication unidirectionnelle demeure privilégiée et le caractère limité des interactions avec les citoyens tend à conforter la théorie de la communication à double étage, où les possibilités de dialogue demeurent rares. Divers facteurs laissent toutefois présager l’adoption d’approches plus novatrices à moyen terme.

Question pour mes étudiants du CPR 6001 de l’Université de Montréal

À la suite de la lecture de l’article L’usage des médias socionumériques par les organismes publics : le cas du Québec, et des notions vues en classe au sujet des médias socionumériques, quelles sont les avantages en matière de communication d’une présence sur les plateformes socionumériques pour des organismes publics. Au plaisir de lire vos commentaires.


[1] Grunig, J. E. (2009). «Paradigms of global public relations in age of digitalisation ». Prim, 6(2)

[2] Katz, E. & Lazarfeld, P. (1955). Personal Influence. New York, NY: Free Press.

[3] Chang, A.-M. et Kannan, P.K. (2008). Leveraging Web 2.0 in Governement. EGouvernment. (E-Gouvernement/Technology Series).

[4] Coombs, T. (2001). « Interpersonnel Communication and Public Relations ». Dans R. L. Heath (dir.), Handbook of Public Relations. Thousand Oaks: Sage.

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