Évaluer la prestation publique d’un porte-parole

Pour le troisième et dernier sujet de blogue du cours REP 3101 A 2014 de l’UdeM, les étudiants de ce cours se concentrent sur l’évaluation de la prestation d’un porte-parole en situation d’entrevue médias. Dans un premier temps, décrivez les critères que vous utilisez pour cette évalation et la justification de votre choix en lien avec l’entrevue sélectionnée. Publier également le lien vers cette entrevue afin que vos collègues de classe puissent à leur tour prendre en compte vos recommandations.

Au plaisir de vous lire !

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37 commentaires

  1. Pour évaluer les actions et interactions d’un porte parole, il est important de comprendre les enjeux pour lesquels il se retrouve devant la caméra.
    – il doit être a l’aise devant les caméras
    -S’exprimer avec aisance
    -Avec clarté
    -maitrise du sujet
    -maitrise de soi
    -controle de la conversation
    – charisme et inspirant de confiance
    L’entrevue choisit vient de John Oliver qui interview un général de l’armée américaine

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  2. J’ai analysé l’entrevue de Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l’ASSÉ (Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante),en 2012 à l’émission Face à Face: https://www.youtube.com/watch?v=i6HLAaf22og

    Quelques critères utilisés pour mon analyse:

    – Contrôle de soi – maintien et calme:
    Le porte-parole fait un très bon travail! Malgré le ton agressif et condescendant de l’interlocuteur. Il souligne ses faits sans s’emballer. Il ne se laisse pas interrompre non plus.

    – Authenticité – implication personnelle – conviction.
    Le porte-parole est ouvert sur ses convictions lorsqu’il confirme que la CLASSE supporte la gratuité scolaire. De plus, étant un participant aux manifestations il démontre son implication personnelle.

    – Honnêteté – sincérité – franchise – impartialité – intégrité:
    Le porte-parole est honnête et sincère dans ses paroles. Il est capable d’admettre qu’il y a eu des dérapages lors de certaines élections au sein d’associations étudiantes, et il le déplore. Cependant il refuse de montrer du doigt cet acccroc comme étant représentatif de tout le mouvement étudiant.

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  3. melynaluneau

     /  17 novembre 2014

    Analyse d’une entrevue avec la porte-parole de Société québécoise de la schizophrénie, Lucie Laurier, selon 4 critères

    1- Assurance et aisance à communiquer – préparation
    On voit tout de suite dans l’entrevue que Lucie Laurier est très à l’aise devant les caméras. On ne la sent pas stresser. Elle dit ce qu’elle doit dire sans dériver de la question. Elle rie et fait des blagues, ce qui est très concordant avec le fait qu’elle dit qu’elle veut dédramatiser la maladie.
    2- Authenticité – implication personnelle – conviction
    Elle parle beaucoup de son frère qui est atteint de schizophrénie, elle essaie de démentir les préjugés en fonction de ce qu’elle a vécu toute sa vie avec son frère. On voit que cette maladie lui tient à cœur et qu’elle est très authentique dans ce qu’elle dit. Elle met son vécu au profit de cette maladie, ce qui est une bonne chose et apportera beaucoup à l’organisation.
    3- Clarté du message
    Le message en soi est d’inviter les gens pour la Journée de la sensibilisation à la schizophrénie, mais en même temps de dédramatiser cette maladie et d’offrir de l’aide à l’entourage des personnes atteintes de cette maladie. Elle s’exprime d’une manière très claire et dans des mots simples. Son message est très clair et bien compris. Elle ne passe pas par quatre chemins et reste simple dans ses propos. Elle parle à son public de la bonne manière. Elle a bien compris le fait que les gens ne sont pas de médecins ou spécialistes en la matière.
    4- Contrôle de soi – maintien et calme
    Malgré tous les préjugés sur la schizophrénie, elle les démystifie calmement. On voit qu’elle comprend cette maladie et qu’elle veut que les gens la comprennent aussi. Elle ne se met pas en colère face à ce que les gens pensent de la maladie et des personnes qui en sont atteintes. Elle reste posée et calme et passe le message qu’elle a à passer.

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  4. J’ai analysé l’entrevue de Tim Duboyce, porte-parole pour le projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada, dans le cadre de l’émission Puisqu’il faut se lever du 18 novembre 2014 (http://www.985fm.ca/lecteur/audio/transcanada-dispose-d-un-plan-precis-de-communicat-248345.mp3).

    J’ai utilisé 4 critères pour faire mon analyse :

    1- Assurance et aisance à communiquer – préparation
    Malgré son accent anglophone, il s’exprime clairement en français. Son débit est en général équilibré et naturel. On sent quelques hésitations face à certaines questions, ce qui démontre un manque de préparation. Il n’était pas en mesure de répondre à certaines questions par manque de préparation. Il le dit lui-même qu’il a pris connaissance du document en question dans l’entrevue seulement la veille.

    2- Contrôle de soi – maintien et calme
    Il garde relativement bien son calme. Il ne s’emporte pas mais reste ferme lors de ses réponses, malgré les questions assaillantes.

    3- Véracité – transparence – exactitude – fidélité – cohérence
    Il répond par mémoire et ne relate pas les faits exacts. Il répond selon ses connaissances et ses suppositions sur le sujet, mais il ne connaît pas les faits. Par ailleurs, il est honnête et le dit quand il n’a pas l’information.

    4- Clarté du message
    Le message véhiculé n’est pas clair. Il y a même certaines contradictions dans ses réponses. Il manque plusieurs informations pour répondre adéquatement aux questions.

    Le porte-parole n’est pas bien préparé pour l’entrevue. Il aurait dû prendre connaissance du document en question et il aurait dû savoir davantage les mesures actuelles de TransCanada par rapport à leur plan de communication. L’élaboration de messages-clés clairs était primordiale pour bien clarifier la situation. Au lieu de passer un message précis et ainsi ajuster les faits entourant le dévoilement du document, l’entrevue avec Tim Duboyce laisse plusieurs questions sans réponses. Le public peut donc en faire sa propre interprétation.

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  5. Audrey Saucier A.

     /  19 novembre 2014

    J’ai choisi d’analyser une entrevue donnée par Laurent-Paul Ménard, porte-parole pour Héma-Québec, sur l’importance qu’ont les donneurs de cellules souches.

    – Connaissance du sujet :
    Monsieur Ménard maitrise très bien son sujet et a toutes les connaissances nécessaires pour bien faire passer son message.

    – Clarté :
    Son discours est clair et soutenu. Il est en mesure d’expliquer de façon assez simple un problème qui est plutôt complexe, assez pour bien faire comprendre les enjeux et les problèmes que rencontre Héma-Québec face au manque de donneurs de différentes nationalités.

    – Préparation :
    Bien que son entrevue semble à la base bien préparée, il lui manque toutefois une information importante concernant un événement dont il fait la promotion pendant l’entrevue, soit l’adresse ou se tiendra l’événement, élément très important si on veut obtenir une bonne mobilisation.

    – Aisance
    Monsieur Ménard ne semble pas stressé mais plutôt calme, ce qui aide grandement à faire passer son message.

    http://fr.video.canoe.tv/archive/source/agence-qmi/sauvons-mai-duong-entrevue-avec-le-porte-parole-dhema-quebec/3673067608001

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  6. J’ai choisi d’analyser l’entrevue d’Hubert T. Lacroix avec Marie-France Bazzo suite aux manifestations en appui à radio Canada.

    Je dois dire que c’est un excellent porte parole, malgré que je ne sois pas en accord avec tout ce qui se passe. Il a une excellente connaissance de son sujet. Et il fait passer ses messages clés avec clarté.

    Il est très bien préparé, il n’hésite pas, est droit au but, s’exprime avec aisance et ne se laisse pas avoir par les questions. Il a une réponse à tout et a une excellente maitrise de lui.

    Pour ce qui est de l’authenticité, de l’implication personnelle et de la conviction; je ne suis pas certaine d’être impartiale sur le sujet, mais on y croit lorsqu’il dit se lever tout les matins pour que le contenu de Radio Canada soit autant aimé et écouté de ses enfants que lui-même lorsqu’il était jeune. Mais ne connaissant pas M. Lacroix je ne peux, sur le sujet, m’avancer plus que de dire qu’il est très bon et qu’il a toute les qualité d’un bon porte parole.

    http://ici.radio-canada.ca/emissions/lib_radio/v3.2/incpages/pop_indexeur.asp?idMedia=7199345&appCode=medianet&time=434&json={« idEmission »: »3453740", »Date »: »2014/11/17", »numeroEmission »: »4482", »urllabase »: »/emissions/c_est_pas_trop_tot/2014-2015"}

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  7. cotemartine2013

     /  23 novembre 2014

    J’ai choisi d’analyser la prestation de Marie-France Bazzo lors d’une entrevue accordée à Sébastien Diaz, animateur de la défunte émission Voir en 2011. Elle était à l’époque, et est d’ailleurs toujours, porte-parole de la fondation pour l’alphabétisation.

    http://zonevideo.telequebec.tv/media/4893/marie-france-bazzo-parle-alphabetisation/voir

    Étant une communicatrice de métier, Marie-France Bazzo répond très bien aux exigences du premier critère dans l’évaluation de la prestation d’un porte-parole, c’est-à-dire l’ assurance et aisance à communiquer. Elle démontre un grand naturel devant la caméra et s’exprime de façon claire et posée.

    Elle communique bien son message et connaît le dossier de l’alphabétisation. À l’écoute des questions de l’animateur, elle y répond avec ouverture et disponibilité.

    On sent que le sujet lui tient particulièrement à cœur du fait qu’elle déplore que la société ne s’indigne pas davantage que près d’un adulte sur deux soit analphabète fonctionnel. Malgré tout, elle garde son calme, en privilégiant l’humour pour faire passer son message.

    L’authenticité, la conviction et l’implication sont certainement les éléments pour lesquels Marie-France Bazzo a été choisie comme porte-parole de la fondation pour l’alphabétisation. Nul doute qu’elle endosse la cause entièrement et se sent concernée par les nombreux enjeux que l’analphabétisme sous-tend.

    Répondre
  8. J’ai choisi d’analyser l’entrevue de Bernard Montulsky, titulaire de la chaire de relations publiques et de marketing de l’UQAM et d’Isabelle Perras, vice-présidente et directrice générale de Citoyen Optimum avec Martin Labrosse à RDI Matin/Week-end, sur trois sujets, Pierre-Karl Péladeau qui veut tenir les journalistes loin de lui, TransCanada qui veut influencer les opinions de tous et Richard Bergeron qui entre au conseil de ville de Montréal comme indépendant.

    http://ici.radio-canada.ca/emissions/rdi_week_end/2014-2015/Entrevue.asp?idDoc=355924&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2014/ExclusifWebVideo/2311-1016_500.asx

    1- Assurance et aisance à communiquer – préparation
    Bernard Montulsky :
    Monsieur Montulsky est très bien préparé pour les trois sujets de l’entrevue. Il réussit même à toujours faire des comparaisons entre le sujet actuel et un passé afin de bien situer sa réponse. Il connaît les sujets et donne des conseils tant au niveau communicationnel que personnel pour chacun des sujets. Sa préparation est impeccable.
    Isabelle Perras :
    Madame Perras connaît les réponses à donner. Elle dégage beaucoup d’assurance et de conviction lorsque prend la parole. Elle s’intègre bien dans la discussion, mais prend pratiquement toujours la parole en premier lorsque les questions sont posées, sans toutefois abuser du temps de ses remarques et laisse la place à B.M. Elle aussi avait une préparation impeccable sur les trois sujets proposés.

    2- Contrôle de soi – maintien et calme
    B.M. : Prend bien la parole, reste calme en tout temps et a du plaisir lorsqu’il répond. Il utilise le même ton de voix sans être monotone. Il est bien en contrôle des sujets. Il se sert aussi de ses mains pour imager ses propos. Il est capable de reprendre I.P. pour expliquer un point sans lui couper la parole.
    I.P. : Très calme et amicale, répond bien aux questions sans s’éterniser, droite au but, précis et concis. Elle reprend la question pour s’intégrer dans le sujet et donner son point de vue. Elle peut aussi revenir sur sa position qui n’était pas terminée et le faire naturellement en reprenant les propos de B.M. À la fin, elle prend plus de place pour donner ses opinions lorsque B.M. parle même si c’est pour l’approuver.

    3- Véracité – transparence – exactitude –cohérence
    B.M. : Il met en contexte les sujets et ne répète pas ses idées. Même si les deux ne sont pas en accord sur un point en particulier, il est capable d’approuver une autre opinion d’I.P. On remarque la cohérence de ses propos part la manière qu’il répond aux questions en visant plus large pour terminer avec sa dernière idée, soit la plus importante.
    I.P. : Elle est très cohérente et posée. Elle fait des comparaisons et elle explique le but de sa remarque. Donne des explications pour plusieurs termes et pour les deux points de vue proposés. Finalement, elle est très cohérente, car elle énumère ses idées et elle trouve le moyen de donner son opinion dans sa réponse rapidement.

    4- Clarté du message
    B.M. : Très calme et conserve son point de vue. Regarde le journaliste dans les yeux.
    I.P. : Très clair. Pas déstabilisée quand le journaliste reprend les mots pour clarifier la réponse, elle le fait naturellement comme une discussion entre amis. Regarde le journaliste dans les yeux lorsqu’elle répond.

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  9. J’ai analysé l’entrevue de Richard Guilemette, porte-parole du Mouvement Citoyen Hanadicap-Québec, qui était de passage à l’émission Denis Lévesque, le 9 octobre dernier. Dans son entrevue, monsieur Guilmette dénonce la vague de suicide chez les handicapés.

    J’ai évalué le porte-parole selon 4 critères, auxquels j’ai jugé qu’ils étaient pertinents pour cette analyse.

    1- Clarté du message
    Il s’exprime très clairement. À la fin de l’entrevue, nous pouvons comprendre quel était le message : Dénoncer l’État et leur compréhension de la vie d’un handicapé. Richard dénonce le fait que le gouvernement envoie des personnes quadraplégiques dans des CHSLD. Il transmet l’information d’une manière simple pour que cela soit facile à comprendre. À la fin de l’entrevue, il fait un résumé de son message en s’adressant directement à son public.

    2- Contrôle de soi – maintien et calme
    Richard Guilmette a su garder son calme lors des questions qui lui étaient adressées. Durant toute la durée de cette entrevue, les échanges sont demeurés sereins. Monsieur Guilmette a su avoir une bonne écoute pour être certain de pouvoir bien répondre aux questions. Il disait souvent : « je comprend » pour démontrer à quel point il était attentif.

    3- Authenticité – implication personnelle – conviction
    Étant lui-même handicapé, Richard se sent très concerné par le sujet. Il veut dénoncer la situation à laquelle ils font face. Il est très sensible à ce sujet. Vu qu’il ne peut pas bouger beaucoup à cause de sa paralysie, il le manifeste avec son ton de voix et les mots qu’il utilise. Par exemple, lorsqu’il dit « Ça me tue! Ça me tue! », cela démontre son désaccord face à la situation. Il fait quelques comparaisons, afin de nous démontrer à quel point c’est possible de changer cette situation.

    4- Honnêteté – sincérité – franchise – impartialité – intégrité
    Durant son entrevue, nous pouvons voir que Richard reste intègre et impartial dans ses propos. Par exemple, il ne veut pas se prononcer sur certaines questions reliant un défunt handicapé, car il dit ne l’avoir jamais rencontré. Il dit comprendre la raison du pourquoi cette personne s’est suicidé, mais Richard ne se prononce pas sur la vie antérieure qu’avait cette personne.

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  10. Des hausses tarifaires, récemment annoncées par le gouvernement libéral, viendront toucher la clientèle des centres de la petite enfance qui devra creuser un peu plus loin dans ses poches. La nouvelle occupant l’espace médiatique soulève tout un débat de société. On craint notamment le principe d’universalité menacé et des répercussions touchant l’accès – voir le maintien en poste- des femmes sur le marché du travail. Dans le cadre de ce dossier, les interventions de M. Louis Sénécal, Président-directeur général de l’Association québécoise des CPE, ont retenu mon attention.

    Pour réaliser l’exercice de l’évaluation d’un porte-parole, j’ai choisi de présenter une entrevue accordée par M. Sénécal à M. Jacques Beauchamp, à l’émission Pas de midi sans info.

    http://ici.radio-canada.ca/emissions/pas_de_midi_sans_info/2014-2015/archives.asp?date=2014%2F11%2F20&indTime=498&idmedia=7201467

    5 critères ont été retenus en fonction des interventions qui permettaient d’observer avec plus d’évidence certains aspects de la grille partagée en classe. Les impressions laissées à la première écoute ont aussi orienté ce choix.

    • L’assurance et l’aisance à communiquer-préparation : Le porte-parole prend le contrôle d’emblée en affirmant vouloir élargir le débat. Il semble spontané et à l’aise de commenter le sujet. Sa préparation est évidente, il n’a aucune hésitation avant d’offrir des réponses à toutes les questions qui lui sont posées. Également, il réussit à mettre de l’emphase sur les aspects plus importants de son message en modulant ses intonations : il le fait sans tomber dans les artifices, ça parait tout naturel!

    • Le contrôle de soi- maintien et calme : On sent M. Sénécal calme tout en étant capable de manifester fermement son désaccord. Tout au long de l’entrevue, il reste très poli avec son intervieweur, mais il expose ses idées avec passion. Le résultat : sa cause est brillamment plaidée et l’attitude des acteurs gouvernementaux impliqués déplorée.

    • Véracité-transparence-exactitude-fidélité-cohérence : Le porte-parole énonce des chiffres et il parle des promesses du premier ministre en campagne électorale – des éléments vérifiables. L’ambiance de l’entrevue reste plutôt détendue.

    • Clarté du message : Son discours est clair et sans ambiguïté. Il sait faire des parallèles simples pour vulgariser son message et il est capable d’expliquer ses arguments. Manifestement, il souhaite susciter de l’intérêt et rendre accessible le sujet.

    • Contenu du message : M. Sénécal s’en tient au sujet du débat et conserve une ligne de conduite, mais il est généreux dans ses explications. Entre autres, il réussit à exposer l’indécence de « la taxe » imposée à la clientèle des garderies en faisant une comparaison avec l’application d’une « taxe » du même genre dans le système de santé. Pour ce faire, il s’appuie sur une citation du premier ministre. Définitivement, son message est pertinent pour les gens concernés!

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  11. micheleverreault

     /  24 novembre 2014

    Voici une entrevue donnée par Patrice Lavoie, porte-parole pour Hydro-Québec, à l’émission Puisqu’il faut se lever de Paul Arcand (du 13 novembre 2014). Patrice Lavoie répond aux questions de l’animateur au sujet du record de débranchés à Hydro-Québec cette année et du lien de ceci avec les compteurs intelligents.

    [audio src="http://www.985fm.ca/lecteur/audio/record-de-debranches-a-hydro-quebec-les-compteur-247710.mp3" /]

    C’est bien connu, Paul Arcand a un style bien à lui d’interviewer ses invités. Il est prêt à confronter son invité et à le ramener à l’ordre lorsque ce dernier dévie des questions posées; on le voit d’ailleurs très bien dans cette entrevue. Les 4 critères sur lesquels j’ai choisi d’évaluer cette entrevue donnent une vue d’ensemble sur les lacunes et les points forts du porte-parole et de l’entreprise qu’il représente.

    Critère 1 : Contrôle de soi – maintien et calme
    Tout au long de l’entrevue, M. Lavoie garde son calme malgré le ton de plus en plus impatient de l’animateur. Il garde son sang-froid et ne hausse pas le ton, ce qui est bien et essentiel pour un porte-parole.

    Critère 2 : Authenticité – implication personnelle – conviction
    Le porte-parole fait preuve de conviction dans ce qu’il affirme à son interlocuteur. De plus, il répète clairement et à plusieurs reprises (peut-être même trop) ses messages clés ainsi que le message principal qu’il a à transmettre. Il essaie de se sentir concerné par ce qu’il expose, en répétant à quel point Hydro-Québec déteste débrancher ses clients et tente le plus possible de faire des ententes avec ceux-ci.

    Critère 3 : Véracité – transparence – exactitude – fidélité – cohérence
    Cependant, M. Lavoie (par le fait même, Hydro-Québec) semble ne pas faire preuve d’assez de transparence. On n’est pas certain que les faits énoncés (même si énoncés avec conviction) sont véridiques, vérifiés ou vérifiables, et le doute de l’animateur place un doute dans la tête des auditeurs (surtout quant au fait que les compteurs intelligents ne haussent pas la facture d’électricité). L’atmosphère d’échange et d’écoute entre l’animateur et l’interviewé n’est donc pas idéal; ils se coupent la parole de temps à autre.

    Critère 4 : Honnêteté – sincérité – franchise – impartialité – intégrité
    Après l’écoute de l’entrevue, on doute de la sincérité et de l’honnêteté d’Hydro-Québec. En effet, le porte-parole semble être limité à pouvoir donner certaines informations (ce qui est normal), mais donne une impression à l’auditeur qu’Hydro-Québec ne veut pas tout communiquer ouvertement.

    En somme, le porte-parole a réussi à garder son calme tout au long de l’entrevue et à faire passer ses messages importants. Cependant, on a pu ressentir un manque de transparence et d’honnêteté de la part du porte-parole et de l’entreprise.

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  12. Pour l’exercice, j’ai décidé d’analyser l’entrevue accordée par Françoise David, co-porte-parole de Solidarité Québec, lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, diffusée le 9 mars 2014. Rappelons-nous que le 9 mars dernier, les élections provinciales étant déclenchées, chacun des partis se voyaient invités à l’émission. Dans son entrevue Françoise David tente de prouver la pertinence de son parti.

    J’ai analysé sa performance selon quelques critères d’évaluation pour un porte-parole :

    1- Assurance et aisance à communiquer – préparation

    J’ai réellement trouvé que madame David dégageait beaucoup de confiance. Lorsque Guy A. Lepage lui demande si elle pense être réélue, c’est avec une grande confiance qu’elle répond qu’elle croit bien que oui, car elle a travaillé très fort durant les derniers 18 mois et affirme que les citoyens ont eu besoin d’elle.
    Un porte-parole doit également avoir une aisance à communiquer. Françoise David sait bien s’exprimer. Elle utilise un vocabulaire facile à comprendre, pas trop érudit. Son dépit, tout comme sa respiration, ne sont pas saccadés, elle vulgarise bien ses propos.
    On dit souvent que les porte-paroles ne devraient pas être trop stressés lors d’entrevue et de profiter de ce temps accordé pour passer des messages clés. En ce sens, ils se doivent d’être très bien préparés. Dans le cas de cette entrevue, Françoise David semblait bien préparée; elle maitrisait bien les sujets abordés, faisait de nombreuses apartés afin de faire connaître certaines de ses opinions et aucune question ne semble l’avoir déstabilisé.

    2- Authenticité – implication personnelle – conviction

    Dans l’extrait analysé, il est clair de que la co-porte-parole de Solidarité Québec a de réelles aspirations pour son parti et s’y implique personnellement de façon active. Elle prend appui sur des hommes influents du Québec (René Levesque) afin de mettre une authenticité dans ses propos, y démontrer une conviction, un espoir pour le Québec.

    3- Contrôle de soi – maintien et calme

    Il faut avouer que le contexte de l’entrevue n’avait rien pour lui faire perdre son calme. Il n’avait pas vraiment de pièges dans les questions posées. À la fin de l’entrevue l’animateur a abordé le sujet de sa sœur (qui est une députée du PLQ) qu’elle a pris en riant. Elle ne s’est jamais énervée durant l’entrevue, mais a tout de même réussit à laisser voir les points où elle n’était pas en accord.

    4- Honnêteté – sincérité – franchise – impartialité – intégrité – contenu du message

    Ce point me semblait difficile à évaluer pour une entrevue politique. Je crois que nous pourrions avoir plusieurs opinions différentes sur le contenu de son message ou de son honnêteté, tout dépendamment de nos opinions politiques. Cependant, ses propos m’auraient paru plus francs, voire crédibles si elle s’était appuyé sur des faits / chiffres. Lorsqu’elle aborde la question du budget, j’ai eu l’impression qu’une agence de relations publiques lui avait suggéré de dire les grandes lignes et de ne pas embarquer dans l’élaboration des chiffres. Ce qui est très bien dans les faits, c’est ce qu’un porte-parole, surtout politique, doit faire.
    Je trouve qu’elle a très bien joué son rôle de porte-parole, elle n’a pas trop parlé ce qui l’a empêché de tomber sur des terrains glissants, ce qui aurait été la pire chose à faire en pleine campagne électorale. Bien que l’entrevue n’avait rien de stressant à prime abord puisque Françoise David n’était pas interviewé suite à une crise, l’enjeu de celle-ci était tout de même de taille à cause de son contexte dans le temps. Selon moi, elle s’en ai bien sortie.

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  13. farah024

     /  24 novembre 2014

    J’ai fais l’analyse de l’entrevue de René Verret porte-parole du directeur des poursuites criminelles et pénale (DPCP) qui était de passage à l’émission 24 heures en 60 minutes animé par Anne-Marie Dussault. Monsieur Verret était questionné par rapport à la décision du DPCP de ne pas porter d’accusation contre un policier de la sûreté du Québec qui a tué un jeune garçon de 5 ans en février dernier lors d’une filature.

    1- Authenticité- implication personnelle – conviction

    Dès le début de l’entrevue il démontre un intérêt marqué pour les proches de la victime, il se montre donc concerner par l’affaire qu’il expose en expliquant à quel point il est difficile pour la famille du jeune garçon de passer à travers cette rude épreuve. J’ai trouvé ça très bien on pouvait sentir dans son ton de voix qu’il n’était pas indifférent à cette situation là. On sent bien son côté humain.

    2- Assurance et aisance à communiquer – préparation

    Une chose est certaine, on ne peut pas dire que monsieur Verret n’était pas préparer à l’entrevue. Il n’avait d’ailleurs aucune hésitation lors de ses réponses. Toutefois bien qu’il ne semblait pas particulièrement nerveux, j’ai remarqué que son débit augmentait au fil de l’entrevue. Il a débuté calmement puis plus il avait à se justifier, plus il parlait vite.

    3- Contrôle de soi –maintien et calme

    Les questions d’Anne-Marie Dussault n’étaient pas formulées de manière agressive donc l’échange se faisait dans le plus grand respect. Toutefois, lorsque celle-ci a insinué que le travail des procureurs aurait pu être bâclé dans cette histoire vu la relation que ceux-ci entretiennent avec les policiers, j’ai senti le porte-parole se crisper. Il paraissait même quelque peu irrité et cela se ressentait également dans sa façon de communiquer, il a même interrompu son interlocutrice pour faire passer son message.

    En somme j’ai trouvé que c’était une bonne entrevue car monsieur Verret maîtrisait parfaitement son sujet et ses messages clés. Il paraissait calme mais en analysant on pouvait y déceler des pointes de nervosité qu’il tentait de dissimuler derrière ses explications. Personnellement il ne m’a pas convaincu que la décision du DPCP était la bonne, mais il m’a bien éclairé concernant la raison pour laquelle ils ont pris cette décision et c’était ça le but de l’entrevue.

    Voici le lien pour visionner l’entrevue en question:
    http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7202385

    Répondre
  14. longrivard

     /  24 novembre 2014

    La hausse des frais de garderie fait beaucoup jaser. Paul Arcand a interviewé Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme afin de discuter de l’impact de cette hausse sur les femmes.

    Voir : http://www.985fm.ca/lecteur/audio/le-conseil-du-statut-de-la-femme-craint-que-la-hau-249174.mp3

    Mon appréciation globale de l’entrevue est très positive, je trouve que Mme Miville-Dechêne transmet bien les inquiétudes entrevues quant à cette nouvelle politique. Je baserai mon évaluation sur 3 points soit la clarté et le contenu du message, l’authenticité ainsi que la véracité.

    Le message – clarté et contenu

    D’abord, le message clé de Mme Miville-Dechêne est clair : les familles se retrouveront devant un choix difficile. Ce message est martelé autant dans l’argumentaire de la porte-parole que textuellement. Le message est efficace puisqu’il transmet une émotion et permet par le fait même d’influer les publics sur leur perception de la nouvelle. Le contenu est aussi très complet, la porte-parole utilise des exemples concrets, les qualifiant même de «cas classiques», elle a aussi arrêté ses choix sur des exemples honnêtes qui ne tombent pas dans les extrêmes et ne peuvent donc pas être discrédités par leurs adversaires. Un choix stratégique et logique.

    Authenticité – Implication personnelle, conviction

    La porte-parole transmet par son ton de voix et son discours sa conviction et son émotivité. Tout en étant calme et assurée, la porte-parole transmet bien ses inquiétudes face aux bouleversements qui attendent les jeunes familles. Elle se montre convaincante, tout en restant calme et en martelant son message sur le choix et sur l’inquiétude. Elle n’hésite d’ailleurs pas à affirmer que c’est la politique familiale québécoise dans son ensemble qui est touchée par la nouvelle politique provinciale.

    Véracité – Transparence, exactitude, fidélité, cohérence

    Mme Miville-Dechêne fait preuve de véracité dans ses propos, elle est honnête et cohérente. Elle utilise les données de l’étude du Conseil du statut de la femme avec beaucoup de doigté en plus d’avouer à l’animateur que malgré les données recueillies par leur étude, le Conseil du statut de la femme ne peut prévoir les effets à long terme. Elle fait aussi preuve de beaucoup de sang-froid alors qu’elle met en garde Paul Arcand contre les comparaisons entre les provinces du Canada. Elle l’avise d’ailleurs que les statistiques utilisées peuvent être mal interprétées puisque dans l’exemple qui nous concerne, le taux d’activité n’est pas la seule variable à connaître pour expliquer le choix des femmes de rester à la maison ou envoyer leurs enfants à la garderie.

    En bref, la porte-parole a fait un travail exemplaire en moins de 5 minutes, elle était préparée, mais c’est surtout le facteur expérience qui la sert puisqu’elle cumule maintenant près de 30 ans à titre de journaliste ainsi que 3 ans comme présidente du Conseil du statut de la femme. Elle possède donc de nombreux atouts de porte-parole qui doivent rendre la tâche des relationnistes travaillant avec elle grandement aisée!

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  15. Hubert Lacroix en entrevue avec Anne-Marie Dussault à RDI (11 avril 2014)

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/04/10/006-radio-canada-compressions-lalande-lacroix.shtml

    Le 11 avril 2014, a paru sur le site de Radio-Canada une entrevue donnée à Anne-Marie Dussault par Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC-Radio-Canada. À la suite de l’annonce des coupures du gouvernement fédéral de 130 millions de dollars, M. Lacroix a profité de cet échange pour éclaircir la situation. À plusieurs égards, lors de cet entretien, le PDG a démontré sa valeur en tant que porte-parole de la société d’État.

    Assurance et aisance à communiquer, préparation – Malgré le contexte peu idéal dans lequel s’est déroulée l’entrevue (Anne-Marie Dussault devant interviewer son patron), M. Lacroix semblait à l’aise à répondre aux questions de la journaliste ; il y a répondu de façon naturelle en ne consultant à aucun moment ses notes, en adoptant un ton confiant, en nuançant les informations qui n’étaient pas tout à fait exactes et en mettant l’accent sur les messages clés qu’il avait à communiquer. Ces éléments témoignent d’une préparation minutieuse.

    Contrôle de soi, maintien et calme – À certains moments lors de l’entrevue, Anne-Marie Dussault s’enflamme quelque peu pour prendre la défense de Radio-Canada par rapport à CBC. Hubert T. Lacroix est toutefois demeuré respectueux et compréhensif, et il a donné des explications sur des points qui avaient besoin d’être éclaircis.

    Authenticité, implication personnelle, conviction – C’est à ce niveau que le PDG a illustré sa valeur ajoutée en tant que porte-parole. Non seulement le savons-nous engagé en raison du poste qu’il occupe au sein de la société d’État, mais il réitère avec conviction l’importance et la pertinence qu’il accorde à CBC-Radio-Canada en tant que radiodiffuseur national.

    Honnêteté, sincérité, franchise, impartialité, intégrité – On peut convenir que M. Lacroix n’est pas tout à fait impartial sur la question des coupures dans le financement de CBC-Radio-Canada du gouvernement fédéral. Néanmoins, en refusant de commenter les discussions qu’il entretient avec la ministre à laquelle il se rapporte et en présentant le radiodiffuseur comme « une seule maison », il a réussi à démontrer un certain détachement par rapport à la situation, ce qui lui était nécessaire pour livrer les messages clés établis au préalable.

    Contenu du message – Les messages clés d’Hubert T. Lacroix sont clairs et pertinents pour les publics visés, soit les auditeurs du radiodiffuseur public et les employés (publics internes) de la SRC-CBC à la recherche de plus d’informations et de justification sur les coupures annoncées. Ces messages sont clairs et énoncés avec le souci mettre en lumière les raisons pour lesquelles les coupures dans le personnel et les services ont été faites.

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    • stephloj

       /  25 novembre 2014

      J’ajouterais qu’il aurait été facile pour M. Lacroix de tomber dans le piège du «Me, myself & I » en énonçant tout ce qu’il a fait pour CBC-Radio-Canada. Il a plutôt communiqué les informations relatives à l’entreprise. De plus, le porte-parole de Radio-Canada a fait preuve des quatre qualités essentielles à toute personne exerçant cette fonction : l’empathie ; l’amour des médias et la reconnaissance de leur rôle essentiel ; l’humilité et la compréhension du contexte.

      Répondre
  16. laurierdubeau

     /  25 novembre 2014

    Je vous propose l’analyse d’une entrevue de M. Jean-Pierre Curtat, porte-parole de la programmation gastronomique de MONTRÉAL EN LUMIÈRE. M. Curtat est Chef Exécutif au Casino de Montréal depuis 1993 et y dirige une brigade de plusieurs centaines d’employés.

    Pour faire cette analyse, je vais employer une grille d’évaluation d’un porte-parole vue en classe dont l’échelle de contrôle va de 1 (faible) à 5 (excellent).1

    1. Assurance et aisance à communiquer

    Après avoir visionné plusieurs entrevues de M. Curtat, je me suis finalement penché sur la vidéo de son entrevue radiophonique à CIBL car je trouvais intéressant de voir avec quelle aisance M. Curtat délivrait son message, tant devant les caméras qu’à la radio. Il maîtrise très bien toutes les facettes du discours et démontre une bonne préparation et une grande connaissance du sujet.

    M. Curtat étant un Chef et non un relationniste professionnel, je crois qu’il se débrouille extrêmement bien.

    Je lui donne donc une note de 5.

    2. Clarté du message

    Son propos est clair et détaillé, son débit est plutôt rapide (ce qui démontre une autorité et une maîtrise du sujet) et son élocution possède des intonations et des inflexions chaleureuses et énergiques qui rendent sa communication ouverte et franche. Il s’exprime avec conviction et certainement beaucoup d’enthousiasme. Je crois que le message passe très bien et arrive à capter l’attention de l’auditoire.

    Je lui donne ici aussi une note de 5.

    3. Contenu du message

    Je trouve que M. Curtat sait bien attirer l’attention et revient souvent sur les principaux points de son message. Il élabore bien toutes les activités, rappelle des succès passés et la différence de programmation de l’année 2014, utilise des statistiques et donne des exemples de nouveautés comme l’interdisciplinarité entre les chocolatiers et les designers. On s’aperçoit rapidement qu’il porte un grand soin à la qualité de l’information qu’il veut impartir aux auditeurs.

    Je lui donne une note de 5.

    4. Expertise et réputation du porte-parole

    On s’aperçoit tout de suite que M. Curtat possède une grande expérience tant dans le domaine culinaire que dans le domaine communicationnel. Sa maîtrise du sujet et l’autorité qu’il apporte grâce à sa fonction de Chef Exécutif démontre bien son expertise et sa réputation.

    En effet, il a également été Chef à la Délégation générale du Québec à Paris pendant cinq ans. Fort de son expérience internationale, M. Curtat est donc très bien placé pour parler du concept de jumelage qui permet la rencontre entre les meilleurs chefs montréalais et internationaux, un aspect important du volet gastronomique du festival.

    Je lui donne une note de 5.

    5. Proximité et charisme du porte-parole

    M. Curtat semble décontracté, spontané et parle avec une simplicité qui le rapproche de son public. Il démontre tout le charisme d’un bon hôte et tout le savoir d’un épicurien aguerri.

    Je lui donne une note de 5.

    En conclusion, je trouve M. Curtat un excellent porte-parole pour le volet gastronomique du festival. Il communique efficacement tous ses messages en approximativement six minutes. Sa grande expérience culinaire et sa carrière internationale le servent très bien en tant que porte-parole de l’organisation et il sait comment rejoindre ses publics.

    Je trouve intéressant également d’étudier son langage non verbal, qui devient de plus en plus expressif, même s’il est à la radio. Je vous enjoins donc à regarder la vidéo une première fois en portant une attention particulière à son langage non verbal, et d’écouter ensuite l’entrevue sans regarder la vidéo. Vous vous apercevrez de l’importance du langage non verbal pour une bonne communication radiophonique.
    __________________________________

    1. Critères tirés du mémoire de maîtrise de Stéphane Prud’homme, «Étude sur les facteurs de crédibilité des porte-parole : une compréhension de la crédibilité par la théorie générale des systèmes», Université du Québec à Montréal (2004).

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  17. De mon côté, j’ai analysé l’entrevue de Lyne Rowley, directrice générale de la Fondation Hôpital Pierre-Boucher, lors de son passage à RDI Weekend le 23 novembre 2014. Elle venait y présenter le Défi des Pères Noël de la Fondation Hôpital Pierre-Boucher un événement au profit de la fondation, qui est actuellement en campagne majeure de financement.

    http://bit.ly/1zqGrk8

    Critères & Évaluation de la prestation :

    1- Assurance et aisance à communiquer, préparation

    Madame Rowley parle lentement et clairement. Elle prend des pauses entre chacune de ses idées et semble à l’aise devant la caméra. Elle connaît son sujet et semble bien préparée à venir démontrer l’importance de soutenir la Fondation à travers des chiffres et des exemples concrets venant appuyer l’importance de soutenir la fondation à travers les dons (nombre de municipalités desservies, nombre de naissance par an dans l’institution, etc.). D’ailleurs, lorsqu’elle énumère leurs projets futurs, elle devient très enthousiaste, souriante et spontanée.

    Note : 5/5

    2- Contrôle de soi, maintien et calme

    Tout au long de l’entretien avec Martin Labrosse, la porte-parole de la Fondation Pierre Boucher semble détendue, relativement calme. Il faut dire que le but de l’entrevue n’est pas de débattre d’un point mais de présenter une activité de financement, dans son contexte. Bien qu’à l’aise devant la caméra, elle utilise des « eee » relativement fréquemment ce qui peut être interprété comme une béquille à son stress.

    Note : 4/5

    3- Authenticité, implication personnelle, conviction

    Lyne Rowley est naturelle, souriante et utilise un vocabulaire simple ce qui incite la sympathie de l’auditoire. Elle devient immédiatement plus enthousiaste et spontanée au moment où elle énumère les projets de l’hôpital, on voit qu’elle y croit et que ça lui tient réellement à cœur.

    Par contre, son langage devient plus familier quand elle est plus enthousiaste comme lorsqu’elle dit «… les gens y sont très fidèles en général à aider l’hôpital.. » ce qui n’est pas conseillé mais qui peut démontrer la sincérité de son enthousiasme face à la cause.

    Note : 5/5

    4- Clarté du message

    La directrice explique bien le but de l’événement le Défi des Pères Noël, qui est de financer la construction de la nouvelle urgence de l’hôpital Pierre-Boucher.

    Elle inscrit l’événement dans son contexte qui est la campagne de financement majeure de la fondation dans le but de mettre sur pied neuf projets dont l’achat d’un scan et l’agrandissement du centre des naissances… Les auditeurs sont principalement les familles de la Rive-Sud de Montréal et le message s’adresse clairement à cette section de la population. Le message est formulé de façon claire.

    Note : 5/5

    5- Honnêteté, sincérité, franchise, impartialité, intégrité

    J’ai particulièrement apprécié qu’elle expose sans gêne qu’ils sont conscients, à la Fondation, qu’en philanthropie il y a beaucoup de compétition et que toutes les causes se valent, dépendamment de nos valeurs et nos choix. On sent que la cause lui tient à cœur du fait qu’elle est enthousiaste, souriante et énergique dans son discours et elle le transmet bien.

    Note : 5/5

    6- Contenu du message

    Son propos est clair, la Fondation « Pierre-Boucher a besoin de nos dons », tout en restant sympathique et non alarmiste. On comprend que la gentrification de la Rive-Sud amène une augmentation des besoins en santé et que pour ce faire, il faut du financement. Madame Rowley, utilise des statistiques et des exemples pour appuyer ses prétentions (3500 naissance par an à cet hôpital ; dessert plus de 250 000 patients de la région, l’objectif de la campagne majeur de financement est d’amasser 23 millions de dollars sur 5 ans, etc.), des exemples qui touchent directement les familles de la Rive-Sud de Montréal.

    Note : 5/5

    7- La proximité et le charisme du porte-parole

    Madame Rowley est naturelle, simple, charismatique et dynamique. La majorité des familles peuvent s’y associer et se retrouver dans ses propos. Elle semble être une personne facile d’approche qui a les deux pieds sur terre et c’est pourquoi le public peut facilement s’y associer.

    Note : 5/5

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  18. Dans le cadre de ce 3e billet, j’ai choisi d’analyser l’entrevue donnée par Mélanie Maynard, porte-parole du Défi Santé. L’entrevue est donnée par l’Organisme ÉquiLibre.

    Critère #1 : Assurance et aisance à communiquer – préparation
    Ayant écouté Mélanie Maynard comme animatrice à Deux filles le matin, je reconnaissais bien son côté naturel. Ces années d’expérience lui ont été visiblement d’une grande aide puisqu’elle parle avec beaucoup d’aisance, elle est très articulée et on reconnaît bien sa personnalité à travers le message qu’elle veut faire passer : avoir un mode de vie sain.

    Note : 5/5

    Critère #2 : Contrôle de soi, maintient et clame
    Tout au long de l’entrevue, Mélanie Maynard a bien écouté son interlocutrice et a répondu aux questions de façon calme. Sa personnalité se faisait ressentir car elle est une femme énergique et cela se voyait dans sa façon d’agir. Elle était convaincue et convaincante et à maintes reprises elle répétait qu’elle n’était pas là pour chicaner les gens qui ne prenaient pas soin de leur santé ou pour dire aux auditeurs d’acheter tel ou tel produit. Elle démontrait humainement comment il était important de prendre soin de sa santé et des choses qu’on aime dans la vie même si on a un travail exigent.

    Note : 5/5

    Critère #3 : Authenticité, implication personnelle et conviction
    À plusieurs reprises, Mélanie Maynard s’est retournée vers la caméra pour parler aux téléspectateurs directement. Cela donnait l’impression qu’elle sortait de son rôle de porte-parole et qu’elle prenait celui de Mélanie Maynard, mère de famille au quotidien occupé en disant à quel point et ce, peu importe la quantité de travail que vous avez, il est important de mettre les priorités aux bonnes places. En citant des exemples de sa vie, on comprend que son implication va plus loin que de simplement se pointer aux activités ou de donner des entrevues mais aussi, d’appliquer cela à la maison. Elle mentionne qu’elle a diminué sa charge de travail afin d’être plus souvent à la maison avec sa famille.

    Note : 4/5 (bien qu’elle démontre qu’elle applique tout cela, je ne sais pas à quel point elle le fait à la maison)

    Critère #4 : Clarté du message
    Bien que je pourrais parler de tous les points de la grille d’évaluation du porte-parole et lancer des fleurs à Mélanie Maynard, je crois que la clarté du message reste le point le plus important. Il faut savoir ce que le porte-parole lance comme message et je crois que la clarté vient avec l’authenticité du personnage, si le lien est pertinent entre celui-ci et le message qu’il cherche à lancer. Mélanie Maynard colle avec cette image du Défi Santé. Elle applique elle-même ce défi à la maison, elle est très énergique et surtout, elle y croit car elle sait qu’elle ne vend pas un produit mais qu’elle veut que les gens soient bien dans leur peau. C’est une personne empathique et tout cela transparaît dans sa façon d’être.

    Note : 5/5

    Il va de soi que je trouve Mélanie Maynard excellente à titre de porte-parole pour le Défi Santé. Elle est humaine, empathique, énergique et surtout, avec son quotidien chargé, elle comprend à quel point il est important de mettre les priorités aux bonnes places.

    Lien : https://www.youtube.com/watch?v=yX7UTlrp3hA

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  19. chloebumaylis

     /  25 novembre 2014

    Dans le cadre de cette analyse, je me suis penchée sur le cas des « Assises de la Remigration à l’initiative du Bloc Identitaire » ayant eu lieu à Paris, le 15 novembre dernier. Les « 26 mesures pour une politique d’identité et de remigration »* élaborées par le Bloc Identitaire en ont certainement fait jaser plus d’un. Avec plus de 520 entrées, le débat controversé proposé par les « Assises de la Remigration » a hébergé les discours diversifiés de qualité de neuf intervenants (essayistes, universitaires, acteurs politiques et associatifs). Parmi ces intervenants, j’analyserai l’intervention de Damien Rieu, consultant en communication et porte-parole de « Génération Identitaire »**, un mouvement politique français, extrémiste de droite.

    Étant le porte-parole du mouvement « Génération identitaire »**, Damien Rieu est concrètement impliqué par la lutte contre le multiculturalisme et l’islamisme en France. Par ailleurs, ses qualités de porte-parole officiel du mouvement et son expérience dans le domaine politique lui confèrent une certaine maîtrise du sujet. Malgré les questions de radicalisme qu’ont soulevées les Assises de la Remigration, M. Rieu n’a pas hésité à aborder des questions choquantes ou simplement « intraitables » aux yeux de plusieurs français. En effet, dans le cas d’un débat aussi controversé que celui auquel il a pris part, Damien Rieu devait avoir la plus grande conviction que ces propos étaient justes et qu’ils méritaient une certaine crédibilité. Quoi qu’il en soit, sa franchise, son impartialité et son intégrité ont certes soulevé des questionnements, mais lui ont conféré une authenticité qui inspire toutefois le respect. On dénote également que Damien Rieu affichait une grande maîtrise de soi. En effet, il était calme et il semblait à l’aise d’exprimer son point de vue devant les caméras.

    En résumé, ces qualités lui ont permis de transmettre son message et ses idéaux de façon claire, afin d’être entendu explicitement par ses publics, que ce soit de façon négative ou positive. Malgré le fait que je ne sois pas en accord avec tout ce que Damien Rieu avance, je peux toutefois affirmer qu’il a été un bon porte-parole.

    * http://www.bloc-identitaire.com/actualite/3033/bloc-identitaire-presente-feuille-route-politique-identite-et-remigration

    ** http://www.generation-identitaire.com/generation-identitaire-2/

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  20. J’ai décidé d’évaluer l’entrevue qu’Alain Brunet, président et chef de la direction de la Société des alcools du Québec (SAQ), a accordée à Paul Arcand le jeudi six novembre. Cette entrevue porte sur plusieurs sujets qui dérivent du débat de la privatisation de la SAQ.

    [audio src="http://www.985fm.ca/lecteur/audio/alain-brunet-president-et-chef-de-la-direction-sa-246695.mp3" /]

    Voici les quatre critères les plus pertinents de mon analyse :

    1. Assurance et aisance à communiquer – préparation
    Monsieur Brunet possède une connaissance approfondie des sujets de l’entrevue, ce qui a comme effet une aisance authentique dans son discours. En plus, compte tenu de son assurance, on peut facilement reconnaître sa longue d’expérience comme porte-parole de la SAQ.

    2. Contrôle de soi – maintien et calme :
    Pendant l’entretien, il y a deux moments ou on perçoit qu’il perd légèrement le calme face aux confrontations de Paul Arcand. Il a les informations nécessaires et les arguments pour gagner, cependant il les livre avec un air agité et légèrement impatient. Sinon, le reste de l’entrevue, il réussit à avoir un échange détendu qui porte à la réflexion.

    3. Authenticité – implication personnelle – conviction
    Il est convaincu de son discours. Il met en valeur plusieurs fois son expérience de 33 ans à la SAQ, on sent qu’il a un lien très profond avec son entreprise étant donné qu’il y a travaillé une grande partie de sa vie. De plus, très souvent, quand il parle de la SAQ, il parle de « nous » ce qui dénote un sentiment d’appartenance très fort. Il y a même un moment de l’entrevue où il parle de la SAQ à la première personne du singulier: « Comparez-moi avec les États Unis… on a une offre qui se démarque ».

    4. Contenu du message
    Du début de l’entrevue, il réussit à envoyer plusieurs messages clés de façon efficace. Il transmet les valeurs et les forces de l’entreprise: l’expertise des employés, l’ample offre en matière de vins, la mise en valeur des produits québécois, les retombées économiques pour la province, etc. Il donne également beaucoup d’exemples, de statistiques et de comparaisons, ce qui rend son message facile à comprendre.

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  21. Interpellée par l’art sous toutes ses formes, mon choix pour l’analyse d’un porte-parole s’est naturellement porté vers Marc Séguin, porte-parole du Symposium de peinture contemporaine de Baie-St-Paul en 2014 et peintre en arts visuels connu et reconnu, au Québec comme dans une partie des États-Unis et de l’Europe. L’entrevue a été réalisée par Sébastien Diaz dans le cadre de son émission «Formule Diaz» Saison 1, épisode 9. L’entrevue s’est déroulée à Baie-Saint-Paul dans plusieurs sites, dont le musée d’art contemporain et le site même du Symposium.

    Peintre et écrivain, Marc Séguin, est un porte-parole fort bien choisi pour le symposium de Charlevoix, étant un ancien participant il y a plus d’une décennie de cela, habitant la campagne et sensible aux paysages et à l’art comme une manière de voir le monde. Artiste respecté de la communauté artistique et personnage public, il a su démontrer à plus d’une reprise sa facilité à se présenter à un auditoire notamment à Tout le monde en parle en 2011 et aux Francs-tireurs en 2012-2013.

    Critère 1 : Authenticité et implication personnelle
    Pour la représentation du symposium 2014, le rôle de Marc Séguin semble tenu à parler de son cheminement, de son approche de l’art et de la qualité de l’environnement qui est offerte aux visiteurs de l’événement, la visite du symposium comme une expérience globale. On en est autant sur l’événement que le lieu. Séguin est un artiste intègre et franc qui n’hésite pas à revoir les idées préconçues que le public ou le monde de l’art peuvent avoir au sujet de la pratique artistique, son appréciation et sa diffusion. Il est un artiste actuel, qui se dégage de l’image romantique de l’artiste maudit. Sa trajectoire est stratégiquement tracée, et il le mentionne en toute simplicité

    Critère 2 : Assurance et aisance à communiquer
    Séguin est un porte-parole articulé, qui s’exprime avec calme et assurance. Les réponses, qui viennent aisément, semblent avoir été longuement muries, non pas seulement pour le contexte de l’entrevue, mais par des réflexions antérieures. Cet artiste est aussi un écrivain, il manie donc avec aisance le verbe et n’a pas d’hésitation pour transmettre adéquatement sa pensée.

    Critère 3 : Disponibilité et ouverture d’esprit – respect
    Séguin parle avec aisance à son interlocuteur. Dans la vidéo, il interagit avec des participants du symposium. Il écoute et s’intéresse tout en restant dans son rôle de porte-parole et ne glisse pas dans celui d’animateur. Ayant lui-même participé au Symposium, il sait la charge de travail que demande la participation à cet événement, il demeure respectueux des espaces et univers des artistes.

    Un bémol, il est étonnant que l’on ne mentionne pas pendant l’entrevue les dates du symposium. On imagine que cette information est donnée en dehors du segment d’entrevue. C’est dommage.

    http://zonevideo.telequebec.tv/media/18365/marc-seguin-artiste-et-porte-parole-du-symposium-international-d-art-contempora/formule-diaz

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  22. Judith Germain

     /  25 novembre 2014

    Santé Cannabis, première clinique offrant des prescriptions de marijuana à des fins thérapeutiques, a ouvert ses portes au début du mois de novembre. L’opinion publique étant partagée sur le sujet du cannabis en général et le Collège des médecins ayant publiquement émis des réserves quant à cette ouverture, j’ai décidé d’analysé l’entrevue menée par Paul Arcand le 11 novembre dernier avec Adam Greenblatt, directeur général de Santé Cannabis.

    [audio src="http://www.985fm.ca/lecteur/audio/sante-cannabis-la-premiere-clinique-de-cannabis-m-247341.mp3" /]

    Mon évaluation de l’entrevue a été basée sur les critères suivants:

    1) Assurance et aisance à communiquer – préparation
    J’ai trouvé M. Greenblatt confiant dans dans l’émission de son message et ce, même si on perçoit très nettement que sa langue maternelle n’est pas le français alors que l’entrevue se déroule dans cette langue. Malgré quelques coquilles au niveau de la langue, on sent qu’il maîtrise son sujet. Par ailleurs, il répond sans hésiter à toutes les questions de M. Arcand et ce, avec les exemples ou faits à l’appui.

    2) Contrôle de soi – maintien et calme
    M. Greenblatt est détendu et agréable tout au long de l’entrevue. Même lorsque M. Arcand aborde les effets négatifs de l’usage de la marijuana vendue illégalement actuellement (comparativement à celle vendue il y a quelques années), M. Greenblatt, qui peut d’abord sembler sur la défensive, ajuste rapidement le tir en fournissant calmement des explications.

    3) Clarté du message
    Le langage utilisé est clair et simple tout au long de l’entrevue.

    4) Contenu du message
    Je crois que son message est pertinent, tant pour les patients potentiels de cette clinique que pour l’auditeur qui n’était même pas au courant de l’ouverture de la clinique, mais qui, à la fin de l’entrevue, est en mesure savoir ce qu’est la clinique Santé Cannabis, ce qu’elle fait/ne fait pas ainsi que son positionnement face à une autre partie prenante clée du dossier, le Collège des médecins.

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  23. Bonjour,

    Pour l’évaluation du porte-parole, j’ai choisi l’entrevue avec Tim Duboyce de TransCanada à propos de la fuite de la stratégie de relations publiques de l’entreprise. Ce dernier a été interviewé par Marie-France Bazzo, le 18 novembre, à son émission c’est pas trop tôt. Vous la trouverez en cliquant sur le lien suivant :
    http://ici.radio-canada.ca/emissions/c_est_pas_trop_tot/2014-2015/archives.asp?date=2014-11-18

    J’ai évalué l’entrevue en tenant compte de plusieurs critères que voici :

    1. Assurance et aisance à communiquer – Préparation (4/5)
    J’ai noté qu’étant anglophone, M. Duboyce a moins d’aisance en français, bien qu’il se débrouille. Point positif, il a commencé l’entrevue avec une affirmation ce qui a donné l’effet de prendre en charge l’entrevue : « le rapport de Edelman est un document de conseil seulement ». Et pendant toute l’entrevue, son débit était régulier avec un bel équilibre de notes.

    2. Disponibilité – Ouverture d’esprit – Respect (3/5)
    Il semblait beaucoup se coller à ses messages clés ce qui fait qu’il manquait parfois de naturel. Par ailleurs, il s’est bien défilé même lorsque les questions de Marie-France Bazzo voulaient l’amener sur un terrain glissant (quand elle lui a demandé notamment si TransCanada pensait réellement que les journalistes locaux étaient émotifs). Lors de l’entrevue, il a démontré un peu d’empathie : « C’est vrai qu’il y a des gens avec des préoccupations, je comprends et cela est très légitime ». Par ailleurs, pour ne pas répondre à une question, il s’est caché en arrière du fait que cela fait seulement 2 mois qu’il travaille dans cette entreprise. Malgré tout, cela s’est très bien passé avec Marie-France Bazzo qui n’est pas revenue à la charge.

    3. Contrôle de soi – Maintien et calme (5/5)
    Il est resté calme et constant tout au long de l’entrevue.

    4. Authenticité – Implication personnelle – Conviction (2/5)
    Il partage son expérience personnelle. Il mentionne : « j’ai moi-même interviewé beaucoup de journalistes locaux et je trouve que c’est une excellente idée de s’adresser à eux pour de tels projets ». Aussi, il s’implique personnellement et y met de la conviction : « Moi je suis fier de ce projet là, on est très fier d’aller chercher des gens qui y croient aussi ». Par ailleurs, même s’il dit ce qu’il faut dire en apparence, il ne m’a pas convaincu pour autant. J’ai eu le sentiment que c’était une entrevue superficielle, que le porte-parole était trop jeune pour représenter une entreprise avec des enjeux d’une telle ampleur.

    5. Véracité – Transparence – Exactitude – Fidélité – Cohérence (3/5)
    Il répond à une question en disant « Tout ce que je peux vous dire c’est que Edelman… ». On sent donc comme auditeur que l’entreprise ne nous dit pas tout, on reste sur notre faim, mais le porte-parole, encore une fois, s’est bien défilé. Il a passé son message sans que Marie-France Bazzo ne revienne sur le sujet.

    6. Contenu et clarté du message (3/5)
    Le message était clair, bien que superficiel.

    7. Honnêteté – Sincérité – Franchise – Impartialité – Intégrité (2/5)
    Il a appuyé sur les mots suivants : « nos actions sont sincères, les communications ne sont pas scriptées, les ambassadeurs visés ne sont pas rémunérés ». Par ailleurs, il n’est pas persuasif. Comme si on entendait ce qu’il disait en théorie mais qu’en pratique, cela manque de résonnance. Comme si l’éléphant était trop gros dans la pièce pour arriver avec un tel discours « innocent ».

    En résumé, j’ai trouvé que le porte-parole avait fait un travail correct sans toutefois réussir à nous convaincre de la bonne foi de l’entreprise. Une note globale de 3/5. Je reste avec un image négative de l’entreprise, même si j’ai apprécié que TransCanada s’exprime dans les médias, et je la remercie pour cela.

    Anik Hardy

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  24. Margaux Sadoun

     /  26 novembre 2014

    Pour mon analyse d’un porte-parole, j’ai choisi de me concentrer sur la prestation de Charles Tisseyre, animateur de l’émission « Découverte » sur Radio Canada, lors de l’assemblée publique annuelle de CBC/Radio Canada.
    Pendant son intervention, Charles Tisseyre livre a l’auditeur, un discours passionné/passionnant sur le manque de fond et d’investissement dans l’entreprise Radio Canada, qui a plus que besoin aujourd’hui, de se mettre à la page de la technologie.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/11/19/002-hubert-lacroix-assemblee-publique-radio-canada.shtml

    1/ Assurance et aisance.
    Monsieur Tisseyre nous livre le fond de sa pensée et n’a pas peur de l’exprimer et d’aborder les vrais sujets. Il monopolise la parole, avec une gestuelle posée et affirmée, tout en tenant en haleine son public par un discours révolté.

    2/Contrôle de soi.
    L’animateur s’emporte dans ses idées et parle fermement et avec énormément de conviction. Encouragé par les cris et les acclamation du public et voyant que ses dires sont approuvés par l’entourage, son ton monte et approfondi sa reflexion en osant dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

    3/Authenticité et implication personnelle.
    De par son discours, on comprend que Charles Tisseyre se « vide le coeur » publiquement et que parce qu’il ose parler des choses telles qu’elles sont, son authenticité est véritable et son implication personnelle est entière puisque lui-même concerné par les problèmes qu’il aborde.

    4/Véracité, transparence et exactitude.
    Monsieur Tisseyre, de par la force et l’exactitude de ses propos , fait preuve d’une grande transparence et d’une grande objectivité qui témoigne d’une bonne conscience des enjeux auxquels fait face Radio Canada, même s’il est personnellement impliquer dans cette situation précaire de l’entreprise.

    5/Clarté et contenu du message.
    L’animateur de l’émission « Découverte » est très clair sur les messages qu’il veut faire passer et embarque volontiers son public dans sa révolte parce qu’il est également concerné par la situation de Radio Canada. Charles Tisseyre est très charismatique dans sa manière de s’exprimer, ce qui rend facile d’adhérer et de se sentir concerné par son discours.

    Répondre
  25. Ed Burkhardt fut un des porte-paroles les plus médiatisés lors de la crise de l’explosion à Lac-Mégantic le 6 juillet 2013. Son absence lors des premiers jours après l’incident fut décriée de toute part et lorsqu’il a décidé de se présenter sur place, le 10 juillet 2013, son point de presse fut assez difficile.

    J’ai pris la peine d’analyser le scrum d’Ed Burkhardt à son arrivée à Mégantic et voici les conclusions que je peux tirer de l’événement :

    Tout d’abord, Burkhardt est assez hésitant tout au long de son point de presse initial. Il tente d’expliquer de façon assez malhabile les raisons qui l’ont poussé à rester à Chicago plutôt que d’affronter la musique sur place. Tentant de garder un certain calme, ses réponses sèches aux journalistes témoignent de son manque d’expérience et de son inconfort. Il ne semble clairement pas avoir été préparé pour un tel événement. Il a tenté de façon bien maladroite de rediriger la faute sur l’un de ses employés, alors qu’aucune enquête n’avait pu déterminer les causes exactes à ce moment précis. Il aurait dû se garder une réserve et rester sur la position que les autorités allaient faire l’enquête et qu’il était à leur entière disposition. Lorsqu’il a répondu à la question sur son absence des premiers jours, il a encore une fois tenté de protéger sa crédibilité de façon maladroite plutôt qu’en y allant d’une réponse claire et précise. On termine la conférence de presse en se demandant pourquoi on l’a écouté. On n’y a rien appris et aucun message clé n’a été diffusé par Burkhardt que j’aurais pu retenir. Il est donc clair que cette activité de relation médias a été bâclée et sous-estimée par les ténors des communications de la MMA.

    En rétrospective, Burkhardt aurait dû être présent sur place lors du jour 1 après les incidents et ensuite laisser la place à un porte-parole plus qualifié dans l’entreprise qui aurait pu répondre aux questions. Le scrum improvisé autour du président était une terrible idée pour lui, on aurait dû lui organiser une vraie conférence de presse et contrôler les questions par son relationniste. Bien préparé, il aurait pu mieux paraître et disons, moins faire de dommage à l’image déjà bien entachée de son entreprise.

    On peut clairement conclure qu’Eddy Burkhardt n’était pas l’homme de la situation pour faire face aux médias et que ce n’est pas au jour 5, mais bien au jour 1 qu’il aurait dû s’adresser aux gens.

    Merci!

    Répondre
  26. Vincent Lefebvre

     /  26 novembre 2014

    J’ai choisi de prendre, comme analyse d’un porte-parole, une entrevue donnée par Mélanie Joly à l’émission de Mario Dumont, le 21 octobre 2013, dans le cadre de la course à la mairie de Montréal.

    Vous trouverez l’entrevue ici:

    http://tvanouvelles.ca/video/2753266634001#2759230719001

    Voici donc les critères:

    1) Assurance et aisance à communiquer – préparation (5/5)
    Elle semble bien préparé et elle très à l’aise de communique clairement ses messages.

    2) Disponibilité – ouverture d’esprit – respect (5/5)
    Elle respecte son interlocuteur, est ouverte aux questions et y répond.

    3) Contrôle de soi – maintien et calme (5/5)
    Elle ne semble pas stressée et genre bien son temps

    4) Authenticité – implication personnelle – conviction (5/5)
    Elle respecte ses valeurs et son message. Elle parle aussi au « je ».

    5) Véracité – transparence – exactitude – fidélité – cohérence (4/5)
    Elle demeure cohérente et s’assure que son message passe bien. Elle répond sensiblement directement aux questions.

    6) Clarté du message

    Répondre
  27. Vincent Lefebvre

     /  26 novembre 2014

    Et la suite…

    6) Clarté du message (5/5)
    Ses messages passent clairement et directement.

    7) Honnêteté – sincérité – franchise – impartialité – intégrité (4/5)
    Elle est honnête, et admet tout bonnement ses erreurs, en les expliquant de façon intègre.

    8) Contenu du message (5/5)
    Son message est clair et son contenu répond aux questions. La recherche est faite et est pertinente.

    Évidemment, il ne s’agissait pas d’une entrevue de fond, à mon sens, et l’animation pouvait aussi laisser à désirer. Somme tout, la porte-parole à bien rendu son message et a su rester calme et disponible. Il est aussi intéressant à noter que Mme Joly est une professionnelle des relations publiques et que ses habiletés sont mis à profit lors de l’entrevue.

    Répondre
  28. Tout d’abord, la prestance demeure la clé du succès lors d’une apparition pour un porte-parole. Il est primordial de contrôler son langage non-verbal. Ainsi, il faut contrôler les gestes de mains, les expressions faciales, les mouvements latéraux, etc. Cela permet aux auditeurs de se concentrer sur le contenu du message. Il est aussi judicieux d’utiliser les bons mots. Dans un environnement qui peut être plus complexe, comme les sciences ou l’astronomie, il faut s’assurer d’utiliser un vocabulaire qui pourra être compris par tous.

    Par la suite, le contenu du message doit être judicieux. Le porte-parole doit être en total contrôle de son message. Pour ce faire, il doit connaître son sujet de A à Z. Il doit avoir préalablement étudié son organisation, afin d’y connaitre ses faiblesses, ses forces, sa position et ce que les gens en pensent. Le message à passer doit être clair, précis et concis. Le porte-parole doit être prêt à toutes questions en se préparant d’avance.

    Finalement, la confiance en soi est la clé pour réussir une apparition en tant que porte-parole. En connaissant et en maitrisant son sujet, en adoptant un langage verbal et non-verbal judicieux et en se préparant et en appréhendant les questions susceptibles d’être posées lors de la période de discussion, nous sommes en contrôle de notre apparition.

    Comme exemple, j’ai choisi le discours de Barack Obama, lors de l’annonce de la mort de Ben Laden. Il adopte une attitude professionnelle, un langage judicieux et parait extrêmement bien à la caméra. J’aime beaucoup ce communicateur et je donne la note de 4.5/% pour ce discours. Le message est clair, il n’a pas d’émotions fortes ou faibles et demeure professionnel.

    Répondre
  29. charlesetiennepm

     /  26 novembre 2014

    Souvent qualifié d’intellectuel, Jean-François Lisée réussit dans cette entrevue à TLMEP à se faire paraître pour un homme du peuple. Son niveau de langage semble s’être transformé à un niveau plus populiste, en comparaison à ses dernières apparitions à l’émission. Bien sur, l’enjeu n’était pas le même.
    Dès son arrivée, il présente une très bonne assurance. Il paraît décontracté et en contrôle de lui-même. Il va même jusqu’à lancer plusieurs blagues pour détendre l’atmosphère. Dans le contexte où le cynique Mike Ward se trouve à ses côtés, Lisée parvient tout de même à dégager la franchise et l’intégrité. De plus, lorsqu’il se fait confronter sur la question de la charte des valeurs, il fait preuve de cohérence et de fidélité face à ses principes. Maintenant au niveau du contenu, le message est plutôt clair. On comprend qu’il se lance dans la course à la chefferie, il évoque aisément quelles sont ses intentions et quelle orientation il appréhende. Il existe toutefois un certain flou sur la situation du parti en tant que tel. Il tente de démontrer que le PQ est un parti concentré sur les besoins des gens normaux, des familles, des travailleurs, etc. Pourtant, on sent qu’il n’y a pas de ligne de parti et que les informations restent vagues.
    Dans l’ensemble, il est parvenu à remplir sa mission, soit celle de renouveler son image en se présentant comme étant plus charismatique et plus près des gens.

    Répondre
  30. Pour ma part, j’ai choisi d’analyser Dan Bigras dans une entrevue qu’il a récemment donnée lors de l’émission Ça commence bien plus au canal V au sujet du Show du refuge qui a lieu ce soir même, au moment de cette publication. Je glisserai le lien vers l’entrevue à la fin de ce commentaire.

    Dans une organisation, un porte-parole se doit de maximiser la portée et l’adoption des messages clés de l’organisation par des discours et des entretiens clairs et efficaces. Dans le cas présent, celui du refuge des jeunes, Dan Bigras a tout pour satisfaire les attentes de l’organisation qu’il parraine depuis 24 ans.

    Avoir de l’assurance et de l’aisance en public : Dan (parce que oui, on peut se permettre de l’appeler par son prénom) a une aisance innée en public, ou peut-être acquise avec le temps. Néanmoins, en temps que personnalité publique, il démontre une assurance presque sans égal.

    Sembler impliqué et avoir le cœur à la tâche : Le porte-parole doit être impliqué dans son organisation, surtout s’il s’agit d’une organisation à but non lucratif afin de donner de la crédibilité à ses paroles. Encore ici, Dan est impliqué depuis 24 ans à soutenir la cause du refuge et à s’impliquer pour la faire connaître et pour amasser des fonds. De plus, il arrive à communiquer cette facette avec les publics.

    Être calme, mais ferme et réaliste au besoin : Être en contrôle de la situation et savoir tenir son point de façon calme pour éviter tout débordement quand il y a une crise. Cependant, un bon porte-parole doit savoir pointer les problèmes de manière transparente et avec franchise, même s’ils ne sont pas qu’au sein de l’organisation. Dan Bigras mérite tous les points pour cette partie.

    Tenir un discours clair et concis : Étant calme et conscientisé par la cause, en plus de très bien connaître l’organisation pour laquelle il œuvre, Dan Bigras sait tenir un discours équilibré entre ses messages clés, les données factuelles et les émotions qu’il nous partage. Il va droit au but et il démontre une grande maîtrise de son sujet.

    Finalement, le contenu a bien-sûr son importance mais il est souvent rédigé par des relationnistes. Or, dans le cas des organisations à but non lucratif comme le refuge des jeunes, les porte-paroles on rarement de la difficulté à trouver les bons mots puisque les causes leur tiennent réellement à cœur et certains d’entre eux sont réellement impliqués. De plus, Dan Bigras est plutôt charismatique et il a une très bonne réputation dans le cœur des Québécois et dans le milieu du show business québécois. Son passé trouble et ses connaissances de la misère de la rue font de lui un candidat de choix pour le refuge des jeunes.

    Vous trouverez l’entrevue d’une dizaine de minute de l’autre côté de cet hyperlien. Bon visionnement!

    http://vtele.ca/videos/ca-commence-bien-plus/entrevue-jean-francois-lepine-entrevue-dan-bigras-parle-du-24e-show-du-refuge_77942_77943.php

    Simon

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  31. Bonjour,
    Pour ma part, j’évaluerai le point de presse livré par le ministre Gaétan Barette récemment au sujet de l’épidémie Ebola qui sévit toujours en Afrique de l’Ouest. Vidéo: http://tvanouvelles.ca/video/3848998954001

    Assurance et aisance à communiquer – préparation: M. Barrette semble bien préparé. Il commence son point de presse avec un ton rassurant, un bon débit et il maintient un contact visuel avec son public. Toutefois, si M. Barrette réussit à maintenir un débit convenable tout au long du point de presse, il baisse de plus en plus la tête vers ses notes et laisse échapper de nombreux « euh ». Son ton est monotone et la langue de bois est au rendez-vous: « Nous avons pris les moyens nécessaires pour mettre en place des mesures qui font en sorte que nous puissions affirmer aujourd’hui que nous sommes prêts à faire face à un éventuel cas d’Ebola. ». M. Barrette gagnerait à se départir d’expressions-béquille, notamment « mettre en place » (relevé six fois) et « faire face » (relevé 8 fois). Des exercices de prononciation ne seraient pas de trop non plus. Somme toute, malgré un bon débit et une préparation qui semble adéquate, M. Barrette n’est pas tout à fait naturel dans son point de presse.

    Authenticité – implication personnelle – conviction: Comme mentionné plus haut, le ministre de la santé adopte un ton plutôt monotone. Compte tenu de l’inquiétude de la population, M. Barrette aurait pu se montrer plus convaincant. Un langage non-verbal plus actif (expressions faciales, utilisation de gestuelle pour appuyer ses propos, emphase sur certains mots) aurait certainement ajouté de l’assurance à son discours. À titre de comparaison, l’entrevue livrée à Radio-Canada (http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_coulisses_du_pouvoir/2014-2015/Entrevue.asp?idDoc=350364) est plus naturelle et plus convaincante. La crise d’Ebola était très présente dans les médias au moment du point de presse. Toutefois, le ministre semblait presque désintéressé.

    Contenu du message: L’extrait du point de presse (4:44) aurait facilement pu être résumé en une minute. Bien qu’une densité d’information trop élevée n’est pas recommandée, M. Barrette aurait sûrement pu écourter son point de presse sans omettre d’information importante. J’ai par ailleurs relevé trois messages-clés du point de presse: (1) Il n’y a aucun cas d’Ebola recensé au Québec; (2)La province est prête à recevoir et traiter un potentiel cas positif, et (3) le ministère de la santé a été proactif et transparent dans la gestion du dossier. Malheureusement, le message le plus important – le réseau de la santé est bien préparer à recevoir un cas d’ebola – est étouffé par la langue de bois.

    En revanche, M. Barrette est malgré tout un porte-parole crédible de par sa fonction de Ministre de la Santé.

    Répondre
  32. myriamlarabie

     /  27 novembre 2014

    Bonjour,
    Pour ma part, j’évaluerai le point de presse livré par le ministre Gaétan Barette récemment au sujet de l’épidémie Ebola qui sévit toujours en Afrique de l’Ouest. Vidéo: http://tvanouvelles.ca/video/3848998954001

    Assurance et aisance à communiquer – préparation: M. Barrette semble bien préparé. Il commence son point de presse avec un ton rassurant, un bon débit et il maintient un contact visuel avec son public. Toutefois, si M. Barrette réussit à maintenir un débit convenable tout au long du point de presse, il baisse de plus en plus la tête vers ses notes et laisse échapper de nombreux « euh ». Son ton est monotone et la langue de bois est au rendez-vous: « Nous avons pris les moyens nécessaires pour mettre en place des mesures qui font en sorte que nous puissions affirmer aujourd’hui que nous sommes prêts à faire face à un éventuel cas d’Ebola. ». M. Barrette gagnerait à se départir d’expressions-béquille, notamment « mettre en place » (relevé six fois) et « faire face » (relevé 8 fois). Des exercices de prononciation ne seraient pas de trop non plus. Somme toute, malgré un bon débit et une préparation qui semble adéquate, M. Barrette n’est pas tout à fait naturel dans son point de presse.

    Authenticité – implication personnelle – conviction: Comme mentionné plus haut, le ministre de la santé adopte un ton plutôt monotone. Compte tenu de l’inquiétude de la population, M. Barrette aurait pu se montrer plus convaincant. Un langage non-verbal plus actif (expressions faciales, utilisation de gestuelle pour appuyer ses propos, emphase sur certains mots) aurait certainement ajouté de l’assurance à son discours. À titre de comparaison, l’entrevue livrée à Radio-Canada (http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_coulisses_du_pouvoir/2014-2015/Entrevue.asp?idDoc=350364) est plus naturelle et plus convaincante. La crise d’Ebola était très présente dans les médias au moment du point de presse. Toutefois, le ministre semblait presque désintéressé.

    Contenu du message: L’extrait du point de presse (4:44) aurait facilement pu être résumé en une minute. Bien qu’une densité d’information trop élevée n’est pas recommandée, M. Barrette aurait sûrement pu écourter son point de presse sans omettre d’information importante. J’ai par ailleurs relevé trois messages-clés du point de presse: (1) Il n’y a aucun cas d’Ebola recensé au Québec; (2)La province est prête à recevoir et traiter un potentiel cas positif, et (3) le ministère de la santé a été proactif et transparent dans la gestion du dossier. Malheureusement, le message le plus important – le réseau de la santé est bien préparer à recevoir un cas d’ebola – est étouffé par la langue de bois.

    En revanche, M. Barrette est malgré tout un porte-parole crédible de par sa fonction de Ministre de la Santé.

    Répondre
  33. ouiamdidane

     /  27 novembre 2014

    Dans un contexte d’évaluation d’un porte-parole, il est important d’avoir comme outil un système quantitatif qui permet de comparer les prestations du porte-parole dans le temps ou encore les comparer à celles d’autres porte-paroles.

    Dans le cadre du cours, l’entrevue évaluée est celle de Gabriel Nadeau-Dubois, ex co-porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante), par Guy A. Lepage sur les plateaux de TLMEP lors du printemps érable. Il est important de comprendre le contexte de crise étudiante lors laquelle cette entrevue fut conduite.

    Critère 1 : Assurance et aisance à communiquer – préparation

    De par son aisance, son calme et son naturel GNB semble très en contrôle et préparé pour cette entrevue. Bien qu’il gesticule beaucoup, son non verbal est un appui majeur tout à fait justifié à ses dires.

    5/5

    Critère 2 : Disponibilité – ouverture d’esprit – respect

    GND est à l’écoute de son interlocuteur principal et des autres invités. Il est à l’écoute et répond dans le respect. De plus, malgré les conflits et son implication directe avec les grèves, il parle avec un certain détachement personnel ce qui rajoute de la crédibilité au à son rôle de porte-parole.

    5/5

    Critère 3 : Contrôle de soi – maintien et calme

    Le porte-parole garde son calme et échange bien avec ses interlocuteurs. À certains moments, il semble moins détendu et plus émotif. Cela ne vient, selon moi, qu’appuyer son discours puisqu’il s’implique émotionnellement dans cette crise.

    4,5/5

    Critère 4 : Authenticité – implication personnelle – conviction

    GNB reste lui même; étant étudiant, il est directement concerné par les hausses de frais de scolarité et manifeste son mécontentement avec respect. Il est convaincu de ce que son association revendique et cela transparait dans son discours.

    5/5

    Note totale : 19,5/20.

    __________________________________________

    Bien évidemment, d’autres critères auraient pu être évalués (véracité, clarté du message, impartialité, contenu du message). Cependant, compte-tenu la nature de l’entrevue, je trouvais plus pertinent d’évaluer les critères ci-haut.

    Répondre
  34. jadebourdages

     /  5 décembre 2014

    Tout d’abord, j’aimerais mettre l’accent sur la première étape – une question essentielle qu’on doit se poser avant d’analyser l’entrevue – c’est-à-dire le choix du porte-parole.

    CONTEXTE – Charte des valeurs
    Trois Femen québécoises ont perturbé la période de questions à l’Assemblée nationale en se dénudant les seins et en criant des slogans contre la présence du crucifix au Salon bleu. Entrevue d’Anne-Marie Dussault avec Xenia Chernyshova, porte-parole de Femen Québec. Le choix de Xenia comme porte-parole est cohérent. Elle est d’origine ukrainienne tout comme son mouvement et a grandi au Québec ce qui donne une certaine authenticité.
    http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media/2013/10/01/Anne-Marie-Dussault-sentretient-avec-Xenia-Chernyshova-porte-parole-de-Femen-Quebec?externalId=6845382&appCode=medianet

    LE CONTENU
    • Ce qu’elle dit:
    Elle n’est pas intrinsèque dans ses propos. Elle reste ouverte d’esprit. Elle comprend l’opinion de tous et invite le peuple à se prononcer. Elle affirme que «les gens ont le droit de se prononcer sur la stratégie [des Femens].»
    • Comment elle le dit: Assurance et aisance à communiquer, préparation, contrôle de soi, maintien et calme
    Elle s’exprime très clairement. On détecte un français de langue seconde, mais elle utilise un vocabulaire varié et précis. Elle est ferme sur ses points et elle n’hésite pas trop longtemps. Elle ne s’offusque pas. Elle prend le temps de bien répondre calmement à toutes les questions. On l’a sent convaincue de ses arguments.

    LE CONTENANT
    • Image/Apparence *très important pour une entrevue télévisée
    En cohésion avec son discours, elle a un maquillage qui se veut naturel. Elle ne provoque pas par son chandail noir. Son décolleté est même très modeste. Avec ses cheveux simplement détachés, elle dégage une image de belle fille naturelle sans artifice.

    Malheureusement, son passage à Tout le monde en parle en compagnie de 3 autres Femens, plus jeunes, moins expérimentées en entrevue et s’exprimant avec un language «d’ado» n’a pas aidé. L’ajout de fleurs colorées dans leur cheveux n’aide pas à l’image modeste que Xenia – seule – avait.

    En somme, la stratégie du nombre et du choix de porte-parole peut grandement affecté l’effet d’une entrevue. Cette étape reste primordiale.

    Répondre

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